Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Les souvenirs m’observent de Tomas Transtromer

Tomas Transtromer
  Les souvenirs m’observent

Tomas Tranströmer est un poète suédois né en 1931.
Il a reçu le Prix Nobel de littérature en 2011 «car, par des images denses, limpides, il nous donne un nouvel accès au réel.»
Il est mort en 2015.

Les souvenirs m’observent - Tomas Transtromer

L’enfance de Tomas Transtromer
Note :

   Tomas Transtromer est un poète suèdois à la réputation apparemment déja bien établie. Il a un traducteur attitré en français, Jacques Outin, et un éditeur, Le Castor Astral (connaisiez vous ?), qui apparemment sont prêts à tout pour diffuser Transtromer. C’est carrément de l’amour.
   
   Dans «Les souvenirs m’observent», il n’est pas question à proprement parler de la poésie de Transtromer, mais de son enfance, jusqu’à 17 ans, âge où il diffusa ses premiers poèmes dans le journal de son Collège. Né en 1931, il a traversé la guerre pendant son enfance. Il en est bien sûr question, ainsi que de souvenirs marquants ou fondateurs de l’homme, de l’artiste. Apparemment cette «biographie» était destinée à l’origine à ses deux filles. Et puis une commotion cérébrale, l’usage de la parole ôtée et paralysie du côté droit. Il n’a donc jamais terminé ses mémoires, continuant apparemment l’activité créative par de courts poèmes ou des haïkus.
   
   Ce genre d’ouvrage n’est pas en fait uniquement destiné à des spécialistes de la poésie suèdoise ou de Transtromer. Dans une écriture simple et bienveillante, il nous livre des évènements qu’il considère comme marquants. Certains rencontrent la «Grande Histoire», d’autres ne seront que des évènements de petits garçons. Et pourtant les uns comme les autres auront contribué au façonnage du poète.
   
   Petit échantillon de ses premiers poèmes : (sans titre)
   « vers le sommeil
   les yeux grands ouverts
   sur de vastes pentes
   
   ta toile est couverte
   de taches aveugles
   ta carte marine tracée
   sur de la peau de panthère
   tes filets pourrissent dans la mer
   là où tu les as oubliés »

critique par Tistou




* * *