Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Ados: Le Palais de Minuit de Carlos Ruiz Zafón

Carlos Ruiz Zafón
  L'ombre du vent
  Le jeu de l'ange
  Ados: Le prince de la brume
  Marina
  Ados: Le Palais de Minuit
  Le prisonnier du ciel

Carlos Ruiz Zafon est né en 1964. Il se lance très tôt en Écriture, puisque son premier roman voit le jour quand il n’a que 14 ans…
Après un passage dans la publicité, Carlos Ruiz Zafon connaît un premier succès en 1993 avec son quatrième roman, "El principe de la niebla" (Le prince du brouillard) qui remporte en 2000 le prix de la jeunesse d’Édebé.
Une nouvelle carrière de scénariste s’ouvre alors pour Carlos Ruiz Zafon, qui émigre à Los Angeles, d’où il poursuit en parallèle son œuvre personnelle. Le considérable succès de "l’Ombre du Vent", couronné du prix Planeta en 2004, vaut au roman d’être traduit du Castillan en Anglais, français, allemand et …Catalan!

Ados: Le Palais de Minuit - Carlos Ruiz Zafón

La Chowdar Society,
Note :

   Calcutta, 1916. Dans les ténèbres de la ville, un homme tente d'échapper à ses poursuivants. Dans ses bras, deux nourrissons, des jumeaux. Pour les sauver, il n'a qu'une seule solution : les séparer. La petite fille, Sheere, est confiée à sa grand-mère, tandis que le garçon, Ben, est placé secrètement dans un orphelinat. Les années passent et les deux enfants grandissent dans l'ignorance la plus totale de leurs origines. Seize ans plus tard, Ben est sur le point de quitter l'orphelinat, comme le veut la règle de l'établissement. Cette entrée dans le monde des adultes signifie aussi dissoudre la confrérie secrète qu'il y a formée avec six de ses amis, la Chowdar Society, un groupe qui se réunit régulièrement dans les ruines de l'étrange Palais de Minuit. Mais le jour de leurs seize ans, les jumeaux sont réunis, et une force maléfique semble aussitôt se déchaîner contre eux. Qui est l'être, homme ou démon, qui s'acharne ainsi contre eux et a juré leur perte? D'où lui vient cette haine aussi implacable à l'encontre des deux jumeaux? C'est au cœur de l'ancienne gare de Calcutta, un lieu maudit ravagé le jour même de son inauguration par un terrible incendie dans lequel plus de trois cents orphelins ont péri, que Ben et Sheere vont devoir affronter leur ennemi, et découvrir les secrets de leur passé...
   
   
   Avec ce deuxième volume de la trilogie, Carlos Ruiz Zafón fait le pari de l'exotisme, à travers une intrigue qui n'a rien à voir avec celle du précédent opus, si ce n'est pour sa forte dimension fantastique. Nous voici donc plongés dès les premières pages dans les ruelles de Calcutta, une ville qui recèle bien des mystères et des légendes, de quoi susciter la curiosité des jeunes lecteurs, à qui cet ouvrage s'adresse en priorité. L'intrigue est solide, avec une bonne maîtrise du rythme et du suspense, et les personnages très attachants, notamment les deux héros, bien que les rôles secondaires ne soient pas en reste. La quête des origines des jumeaux se révèle passionnante, bien plus qu'on ne l'aurait imaginé de prime abord, et le souffle romanesque se maintient d'un bout à l'autre du récit, porté par un style fluide et agréable, notamment dans les descriptions incroyablement réalistes du train enflammé qui hante les cauchemars de Ben. Et surtout, élément non négligeable en cette époque où la littérature jeunesse semble complètement vérolée, l'auteur parvient à nous faire frissonner devant un personnage diabolique, cruel et sournois, et nous livre un roman fantastique palpitant sans avoir recours ni aux vampires, ni aux loups-garous, ni aux anges déchus, ni aux dragons, ni à toutes ces formes de créatures hybrides et délicieusement grotesques qui envahissent les ouvrages destinés aux adolescentes pré-pubères, et rien que pour cela, on a envie de le remercier chaleureusement, et de se plonger dans le dernier tome de cette trilogie décidément passionnante.
   
   
   Trilogie
   
   1 - Le prince de la brume
   2 - Le Palais de Minuit
   3 -

critique par Elizabeth Bennet




* * *