Lecture / Ecriture
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Amok de Stefan Zweig

Stefan Zweig
  Le joueur d'échecs
  Amok
  Wondrak
  Marie-Antoinette
  Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
  Lettre d’une inconnue
  Le voyage dans le passé
  La Confusion des sentiments
  Brûlant secret
  Un soupçon légitime
  Conscience contre violence
  Le Monde d’hier
  Journaux
  Clarissa
  Un mariage à Lyon
  La peur
  Erasme
  Les très riches heures de l’humanité
  Destruction d'un cœur
  Nietzsche
  Le Chandelier enterré
  Balzac - Le roman de sa vie
  Obsessions
  Romain Rolland / Stefan Zweig : Correspondance 1910-1919

Stefan Zweig est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien né en 1881 à Vienne en Autriche-Hongrie, il s'est suicidé avec son épouse en 1942, au Brésil.

Amok - Stefan Zweig

De la folie, en Malaisie
Note :

   Stefan Zweig reprend au départ de ce roman la technique employée dans « 24 heures de la vie d’une femme », autre bouleversant roman s’il en est. C’est à dire que l’histoire principale est racontée par un narrateur de l’histoire secondaire qui fait l’ouverture du roman. Un peu le coup de «L’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’ours …» !
   
   Un médecin européen venu chasser idées noires, mal de vivre, ce que l’on voudra … en fuyant l’Europe et se perdant au fin fond de la Malaisie, loin de ses compatriotes, est brutalement confronté à un choix décisif par une européenne brutalement surgie dans son univers. Ce choix est vital pour elle. Elle s’y prend avec morgue et déclenche une réaction brutale de la part dudit médecin. Il la rejette et se rend très vite compte qu’il l’envoie à un destin périlleux. Conscient de la situation qu’il a en partie créée, il perd tout sens commun, abandonne tout pour tenter de réparer et devient littéralement «hors de lui». La comparaison est faite avec l’amok, cette folie qui est décrite comme prenant tout à coup certains malaisiens qui partent alors droit devant eux et, leur kriss à la main, tuent tout ce qui se met en travers. Amok !
   
   Outre l’histoire et la psychologie pour le moins tortueuse des protagonistes principaux, la solitude de l’expatrié exilé loin en Asie est fort bien restituée, ainsi que des éléments de nature malaisienne.
   
   Bref c’est du Zweig pur jus, synonyme de grande qualité. Amok ! donc.
   
   Mais méfiez-vous néanmoins si, passant par là-bas, vous entendez les gens crier Amok et se garer ! Un coup de kriss est si vite arrivé

critique par Tistou




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