Lecture / Ecriture
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Le roi Lear de William Shakespeare

William Shakespeare
  Le marchand de Venise
  Beaucoup de bruit pour rien
  Cymbeline
  Le songe d'une nuit d'été
  Titus Andronicus
  Jules César
  Hamlet
  Antoine et Cléopâtre
  Le roi Lear
  Macbeth
  Othello
  Coriolan
  Tout est bien qui finit bien

William Shakespeare est né à Stratford upon Avon, probablement en 1564.

Il écrivit trente-sept œuvres dramatiques entre les années 1580 et 1613. Son oeuvre est constituée de pièces, romances et poèmes.

William Shakespeare est mort à Stratford upon Avon en 1616.

On vous parle également ici d'un "Dictionnaire amoureux de Shakespeare" (François Laroque), d'une biographie (Peter Ackroyd) et d'une  "Antibiographie" (Bill Bryson). Tout en se posant beaucoup de questions sur cet étrange barde de Stratford (John Florio alias Shakespeare - Lamberto Tassinari).


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Le roi Lear - William Shakespeare

Drame en 5 actes et 12 tableaux
Note :

   Le roi Lear décide de partager son royaume entre ses trois filles : Goneril, l'aînée, mariée au duc D'Albany, Régane qui a pour époux le duc de Cornouailles et Cordélia dont deux prétendants se disputent la main. Il exige en contrepartie de garder ses titres et veut savoir laquelle de ses trois filles l'aime le plus pour partager son héritage en fonction de leur amour. Goneril et Régane s'exécutent et se lancent avec aisance dans de beaux discours qui ne leur coûtent rien. Cordélia refuse car, pour elle, la sincérité se passe de paroles. Son père la bannit avec dureté. Cordélia que le roi de France a pris pour épouse quitte le Royaume. Le roi Lear demeure tour à tour chez ses deux filles qui vont l'humilier, puis le chasser et enfin décider de l'assassiner. Le comte de Kent qui s'interpose en faveur de Cordélia est banni aussi. Il se déguise en serviteur pour continuer à servir Lear et à veiller sur lui. C'est lui et le Fou qui guident le roi Lear vers Douvres où le roi de France débarque par amour de Cordélia pour remettre sur le trône le père de sa bien-aimée.
   
   Parallèlement court une autre intrigue qui double l'histoire du roi Lear. En effet, le comte de Gloucester, vassal du roi, a deux fils, l'un légitime, Edgar, l'autre bâtard, Edmond. Edmond qui nourrit une haine féroce envers son frère, héritier légitime, persuade son père que Edgar veut l'assassiner. Le Comte le croit et Edgard, poursuivi est obligé de se cacher sous la défroque d'un mendiant-fou. Gloucester ayant pris le parti du roi Lear est énucléé par le duc De Cornouailles et dépossédé de ses biens. C'est son fils Edgar qui va veiller sur lui et conduire l'aveugle à Douvres pour échapper à ses ennemis.
   
   "Le Roi Lear" a pour thème le pouvoir, ici le pouvoir que Lear abandonne en échange de l'amour et de la déférence de ses enfants. Ce qu'il veut c'est être aimé parce qu'on le lui doit en tant que père et en tant que roi mais mérite-t-il cet amour? Son attitude envers Cordélia prouve bien que non. De même Il n'aime pas plus ses aînées qu'il maudit quand elles lui font défaut. En tant que roi, il s'aperçoit au cours de ses errances de proscrit qu'il ne mérite pas plus l'amour de ses sujets, la justice n'existe pas dans son royaume.
   
   "Le Roi Lear" est une donc une pièce sur l'apparence et la réalité. Le roi Lear ne sait pas distinguer l'un et l'autre et il en sera puni. ll manque de discernement, trop imbu de lui-même, trop habitué à voir tout le monde se courber devant lui. Il ne voit pas la sincérité de Cordélia, ni du comte de Kent et il prend pour véritable amour les serments de ses deux filles. A cet aveuglement spirituel va corresponde l'aveuglement réel du Comte de Gloucester. Lear qui se trompe paie son erreur en sombrant dans la folie, Gloucester en devenant infirme et en aspirant au suicide.
   
   La pièce est extrêmement pessimiste puisqu'elle se termine dans un bain de sang. Pourtant avant leur mort le roi Lear et le comte de Gloucester vont comprendre la vérité. Ils meurent mais ils ont le bonheur de constater l'amour de leur enfant, de leur demander pardon. On peut dire qu'il y a une rédemption des personnages qui a travers les zones sombres de la folie ou de la cécité accèdent à la lucidité. C'est la limite du pessimisme de la pièce.

critique par Claudialucia




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