Lecture / Ecriture
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Trop humains de Donald Westlake

Donald Westlake
  Au pire, qu'est-ce qu'on risque ?
  Adios Scheherazade
  Kahawa
  Moi, Mentir ?
  Mauvaises nouvelles
  Trop humains
  Un jumeau singulier
  Mort de trouille
  Le couperet
  Jimmy the Kid
  Pierre qui roule
  Aztèques dansants
  Surveille tes arrières!
  Mémoire morte
  Envoyez les couleurs

Ecrivain américain auteur d'une centaine d'ouvrages, policiers pour la plupart.
Il est né à New York en 1933 et est mort d'une crise cardiaque au Mexique le dernier jour de 2008.
Il a publié sous presque une vingtaine de pseudonymes, dont Richard Stark.

Trop humains - Donald Westlake

Dieu du ciel
Note :

   Donald Westlake l’explique en préface, « Trop humains » n’est pas typique de sa production habituelle. C’est ni plus ni moins qu’Ed Mac Bain qui lui aurait conseillé « de songer à un roman différent de ceux que j’avais écrits jusque là ; d’une plus grande envergure peut être ou nouveau par sa facture, inatendu par son thème. »
   
   « Trop humains » en est le résultat, loin des polars habituels se déroulant à New York et gavés de l’humour usuel de Westlake.
   
   Foin de tout cela ici. L’ange Ananyel a été dépêché par Dieu sur terre pour organiser la fin de la vie sur terre, exaspéré qu’il est par l’évolution humaine. Ananyel va donc descendre sur terre, mettre au point la machination qui …
   
   Il mobilise et fait converger vers New York un pompier ukrainien irradié à Tchernobyl, une ancienne chanteuse brésilienne, une prostituée kenyane, un dissident chinois, … Mais rien n’étant simple (même pour un ange !), il se heurte à un ennemi de taille qui se refuse à voir disparaître la race humaine, si portée sur les vicissitudes et qui constitue son fonds de commerce. Affrontement éternel du Mal contre leBien, dans une posture singulière toutefois : le Bien veut se débarrasser de la race humaine, le Mal la sauver !
   
   Oeuvre inhabituelle dans la production de Westlake donc, l’écriture est moins brillante aussi comme si son énergie avait d’abord été mobilisée par l’intrigue et la mise au point de cette machination fort complexe. L’amour pour ses personnages est toujours là, ainsi que l’intelligence des situations mais on ressent néanmoins l’impression comme d’une écriture « en-dedans ». Dans d’autres romans sortant du cadre habituel de Manhattan (Kahawa, par exemple), il avait montré plus de flamboyance.

critique par Tistou




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