Lecture / Ecriture
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Un café maison de Keigo Higashino

Keigo Higashino
  La Maison où je suis mort autrefois
  Un café maison
  Le dévouement du suspect X
  L’Équation de plein été
  La Prophétie de l’abeille

Keigo Higashino (東野 圭吾) est un écrivain japonais de romans policiers, né à Osaka en 1958 .

Un café maison - Keigo Higashino

De la lavasse !
Note :

   Yoshitaka annonce à sa femme Ayané, épousée il y a un an, qu’il la quitte. Il lui rappelle le" contrat". Si au terme d’un an, elle n’était pas enceinte, il changerait de partenaire.
   
   Ayané le savait, et aussi qu’elle était stérile ; mais elle espérait qu’au bout d’un an, il ne penserait plus à procréer et se contenterait de ce qu’elle pouvait apporter comme épouse.
   
   Pas du tout! Orphelin de bonne heure, n’ayant pas connu de foyer stable, Yoshitaka rêve de fonder une famille et ne voit dans une femme qu’une poule pondeuse. Alors Ayané se dit " je t’aime au plus profond de moi-même. Ce que tu viens de me dire m’a transpercé le cœur. Maintenant, je veux, que, toi aussi, tu meures"
   
   Voilà une formulation romantique à souhait remplie d’une détermination qui ne nous laisse guère de doute sur ses intentions. Le "aussi" laisse entendre un ou plusieurs autres décès.
   
   Ayané a-t-elle tué plus d’un mari? En tout cas, elle est prête au pire : un sachet de poudre blanche est dissimulé au fond de son tiroir de chevet.
   
   Le lendemain elle part chez ses parents quelques jours, laissant la clé à Hiromi, jeune femme avec qui elle a monté une société de couture, où l’on fabrique des ouvrages en patchwork. Ces créations sont très appréciées et l’affaire marche bien.
   
   Hiromi est la maîtresse de Yoshitaka, et elle s’étonne qu’Ayané lui ait laissé la clé mais elle en fait usage lorsque son amant l’appelle… pas seulement pour des ébats amoureux. Il ne va jamais dans la cuisine, et ne réussit même pas à faire lui-même du café buvable!!
   
   Après intervention d’Hiromi, il y parvient, mais le dimanche soir, elle le trouve mort à côté de sa tasse.
   
   La police conclut à un empoisonnement à l’arsenic. On fait revenir Ayané de chez ses parents. Elle est très suspecte, y compris pour deux au moins des policiers (le troisième est sous son charme) mais nul ne réussit à comprendre comment elle a pu empoisonner son mari alors qu’elle était loin de la maison. Car ses alibis se révèlent inattaquables.
   
   L’enquête précise et très fouillée progresse à petits pas tandis que le lecteur se pose toute sorte de questions. Bien sûr, il sait qu’Ayané est coupable, mais pas comment elle a procédé, ne connaît pas réellement ses motivations, se demande qui d’autre est mort dans le passé, et ce qu’elle a à y voir…
   
   Sans être mauvais, le récit se révèle assez ennuyeux ; les personnages sont crédibles mais on ne s’y attache pas tellement. Peut-être parce qu’ils sont très conformistes et que cette société paraît normale dans le monde de l’auteur? Peut-être parce que le style est fort plat avec beaucoup de petits dialogues inutiles?
   
   Je ne retrouve pas l’intérêt pris à la lecture de "La Maison où je suis mort autrefois"

critique par Jehanne




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