Lecture / Ecriture
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Le destin de Iouri Voronine de Henriette Jelinek

Henriette Jelinek
  Le destin de Iouri Voronine

Henriette Jelinek est une écrivaine française née en 1923 et décédée en 2007.
(Aucun lien avec Elfriede Jelinek, la Prix Nobel autrichienne.)

Le destin de Iouri Voronine - Henriette Jelinek

Les vies de saints ne sont pas les plus passionnantes
Note :

    "Moi, Iouri Voronine, un pauvre type qui a raté tout ce qu’il eût fallu réussir, je suis comme un milord dans une maison de milliardaire."
   
   Iouri est un immigré russe de la première heure qui a fui la misère de sa ville de Novgorod pour s’installer avec sa femme et son fils à Chicago dans une rue où il pouvait encore parler le russe. Il ne s’est jamais enrichi et regrette sa terre natale. Contrairement à lui, Joe, son fils aime cette vie américaine où il est devenu milliardaire. Son père une fois veuf, il le fait venir près de lui à Los Angeles, dans sa luxueuse villa de Beverly Hills.
   
   Cependant Iouri s’y ennuie malgré ses promenades en limousine, avec chauffeur, dans les collines d’Hollywood. Il est malheureux. Entre son fils et lui, aucune communication n’est possible.
   Il décide alors de finir ses jours dans un monastère orthodoxe où il retrouve des impressions de son enfance. Il y atteint le calme, l’apaisement et une forme de spiritualité qui fait son bonheur et touche tout son entourage y compris son fils.
   
   "Dans l’église où retentit un cantique populaire russe, je suis un homme nouveau, c’est comme si j’étais autre, avec un cœur qui bat différemment dans une lumière immense.
   Mon Dieu que tout est bien!
   Doit-on payer un tel moment qui n’a plus ni soupir ni crainte, où le corps d’un homme n’est plus que torrent de vie et joie de vivre. Doit-on vraiment payer ce moment divin?"

   
   J’ai lu ce livre avec plaisir au début puis j’ai assez vite décroché lorsque le bon Iouri, devenu moine, a mené une vie de saint...
   
   Ce livre a reçu le Grand Prix de l’Académie française 2005. Henriette Jelinek avait alors 82 ans et c’était son 14e et dernier roman.

critique par Mango




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