Lecture / Ecriture
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Liquidations à la grecque de Pétros Markaris

Pétros Markaris
  Liquidations à la grecque
  Le justicier d'Athènes
  L'empoisonneuse d'Istanbul
  Pain, éducation, liberté

Pétros Márkaris (en grec : Πέτρος Μάρκαρης) est un écrivain, dramaturge et scénariste grec né en 1937 à Istanbul.

Liquidations à la grecque - Pétros Markaris

Athènes, la crise
Note :

   Le commissaire Kostas Charitos, policier récurrent d’une série de huit romans policiers grecs, marie sa fille. C’est au cours de cette cérémonie qu’il rencontre Tsolakis un ancien coureur, disqualifié pour dopage. Les anabolisants ont rendu Tsolakis infirme, et ses jours sont comptés. Par ailleurs, il passe beaucoup de temps sur un ordinateur à surveiller les développements de la crise économique qui frappe la Grèce.
   
   Bientôt Kostas Charitos est confronté à un assassinat par décapitation. Il s’agit d’un banquier grec à la retraite Zissimopoulos, très riche, et qui s’était fait beaucoup d’ennemis. C’est son domestique Okomba que l’on suspecte. Mais bientôt d’autres banquiers sont assassinés de la même façon : un anglais spécialiste des Hedges Funds, un Hollandais responsable d’une agence de notations financières, et pour finir le directeur d’une banque de recouvrement. Quatre représentants des responsables de la crise, chacun à sa manière… En même temps l’assassin fait coller des affiches conseillant au peuple de ne plus faire confiance aux banques, de retirer leur argent autant que possible, de ne plus payer leurs dettes…
   
   Baptisé "Robin des banques", l’assassin donne bien du fil à retordre… et l’on n’a pas vraiment envie qu’il se fasse prendre! Pas plus que les victimes de ces banquiers véreux.
   
   Le commissaire, en plus d’enquêter, se fait expliquer la crise économique, par Tsolakis, et nous fait profiter de ses lumières. Le climat social inquiétant qui règne à Athènes et dans les environs, est bien rendu, car le commissaire écoute des témoins très divers, chacun luttant à sa manière, pour survivre dans cet univers impitoyable.
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critique par Jehanne




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Le sang des Atrides
Note :

   Premièrement, on me l’a vendu comme un bon polar, deuxièmement, la Grèce d’aujourd’hui est tellement l’archétype du pays dans la tourmente que j’avais vraiment envie de voir ça de plus près, troisièmement, je n’ai jamais lu cet auteur ; alors 1+1+1 = un voyage au pays des Atrides
   
   Morts aux banquiers! Voilà un polar qui commence bien et qui épouse parfaitement l’air du temps. Et il paraît que c’est le premier d’une trilogie
   
   Athènes, l’Acropole, les ruelles de Plaka où Petros Markaris aime à se balader. Sauf que… sauf que quatre requins de la finance sont retrouvés décapités. Bon, on a beau ne pas les porter dans son cœur, avouez que ça fait tâche, surtout quand dans le même temps une flopée de tracts incite la population à stopper tous ses remboursements de crédits!!
   
   Le commissaire Charitos est obligé de se démener pour trouver les coupables, et c’est plutôt galère je vous l’assure, car évoluer dans le marigot des politiques, des hommes d’affaires et de la finance internationale, ce n’est pas de tout repos.
   
   C’est la première fois que je rencontre Charitos et je l’ai bien aimé, d’abord il est sympa avec ses démêlés familiaux et son amour inconditionnel pour la Grèce. Il va lui falloir faire fi des ses amitiés, faire fi de la corruption, des pressions de ses supérieurs et de son éternelle empathie, si vous ajoutez à ça que sa fille bien aimée se marie... Mama mia!!!
   
   Il paraît que c’est le premier d’une trilogie, ce qui est certain c’est que je vais surveiller la parution du tome 2 car je suis tombée sous le charme de Charitos malgré son foutu caractère.

critique par Dominique




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