Lecture / Ecriture
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Pour durer de Françoise Coulmin

Françoise Coulmin
  Pour durer

Pour durer - Françoise Coulmin

Poésie de combat
Note :

   Comme le mentionne sa biographie, Françoise Coulmin est née cinquante ans jour pour jour après la mort d’Arthur Rimbaud! Géographe de formation, elle a fait de la poésie et de la peinture ses terrains de prédilection. Poésie lyrique dans les premières années, aujourd’hui poésie engagée. Elle a collaboré à de nombreuses revues, manifestations qui l’ont conduite de Québec à Cotonou. Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, membre du Pen Club français, de la Nouvelle Pléiade, de l’Association des Ecrivains et des Artistes révolutionnaires, elle a reçu le Prix international de la Poésie en 2012. Un extrait de son recueil "Pour durer" a servi de support pour l’œuvre musicale de Valéry Aubertin : "Conversation du silence avec le silence"
   
   Au cœur de la poésie de Françoise Coulmin, le cri, la révolte, la résistance, l’indignation. Ses quatre recueils témoignent de la virulence à l’égard du monde qui nous entoure : Le monde saigne devant toi, Pendant qu’il est encore temps, Petit matin, guérir d’enfance.
   
   Quelques vers qui parlent d’une enfance bouleversée par les drames de la guerre
   
   On venait de l’horreur
   On se reconnaissait
   On avait chevauché des monceaux
   de cadavres
   figés
   sur cette berge,
   tous les ponts arrachés
   Pour s’endormir et adoucir
   un peu
   la tragédie du monde
   de ces jardins d’enfance
   sourdent encore
   merveilleux
   et magie

   
    La plupart des titres et des dédicaces font référence à des poètes engagés : Pablo Neruda, Nazim Hikmet qui ont reçu en 1950 le Prix mondial de la Paix, Louis Aragon ou Odysseus Elitys pour ne citer que ceux-là. Elle rend un hommage à Pablo Neruda dans son poème "L’homme de pierre". Elle emprunte à Louis Aragon le titre de son recueil "Le monde saigne devant toi", vers tiré du poème "Feux de Paris" in "Les poètes" et celui de "Pendant qu’il est encore temps" à un poème de Nazim Hikmet.
   
    A côté de cette poésie engagée, Françoise Coulmin nous livre dans "Combat de l’enfant pauvre et des néants" ses réflexions sur la création poétique et les difficultés à se reconnaître
   
    D’abord on finit par se rendre à l’évidence, il y a quelque chose d’irrépressible en soi, un besoin qui ne sait pas encore de quelle nature son impétuosité va se traduire, mais que l’on décèle par une espèce d’oppression à vivre, renvoyée par une acuité extrême posée sur le monde et se faire reconnaître comme poète.
   
    …Car la poésie est essentiellement autodidacte, et l’on sait de quels doutes sont entourés les autodidactes… Affirmer une différence qui place au niveau du démiurge, c'est-à-dire de la création, est une vanité peu acceptable.

critique par Michelle




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