Lecture / Ecriture
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Cinquième chronique du règne de Nicolas Ier de Patrick Rambaud

Patrick Rambaud
  L'idiot du village : Fantaisie romanesque
  Chronique du règne de Nicolas 1er
  Troisième chronique du règne de Nicolas Ier
  La bataille
  Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier
  Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier
  Cinquième chronique du règne de Nicolas Ier
  Tombeau de Nicolas Ier et avènement de François IV
  Le Maître

Patrick Rambaud, né à Paris le 21 avril 19461 est un écrivain français né en 1946.
Il a obtenu, en 1997, le Prix Goncourt ainsi que le Grand prix du roman de l'Académie française pour "La Bataille".
Il a été élu membre de l'Académie Goncourt en 2008

Cinquième chronique du règne de Nicolas Ier - Patrick Rambaud

Période été 2010 – été 2011
Note :

   Le concept est celui des quatre ouvrages précédents puisque Patrick Rambaud a consacré un ouvrage par année du règne de Nicolas Ier. Il me semble néanmoins être saisi d’une sorte de lassitude - le lecteur ou l’auteur, je ne sais pas – mais il faut dire que l’accumulation des gesticulations, inutiles et aux seules fins "d’occuper le terrain" pour l’essentiel, nous avait aussi beaucoup... usés, lassés...
   
   Ca s’ouvre avec ce qui restera pour la postérité – postérité! – le "discours de Grenoble" et ça se terminera avec les soubresauts post-Fukushima et l’affaire dite du "Sofitel". Y’a pas, nous vivons une époque formidable!
   
   Il y aura eu tout de même ce qu’on a appelé les "printemps arabes" et notamment tunisien avec les errements du gouvernement français dans les premières semaines de la crise :
    « Une fois encore, si elle n’avait pas ouvert la bouche, la duchesse de Saint-Jean-de-Luz s’en sortait indemne, mais elle crut bon de s’exprimer dans l’hémicycle devant les représentants. Pardonnez cette audacieuse comparaison, mais ce jour-là, cette ministre au mutisme proverbial qui lui valait une surprenante longévité, ressembla au Porthos de M. Alexandre Dumas ; à la fin du "Vicomte de Bragelonne", ce gigantesque mousquetaire courait dans un souterrain miné, quand, brusquement, il s’arrêta net : "Pourquoi est-ce que je mets un pied devant l’autre pour courir?" se demanda-t-il. Cette pensée le tua puisque la montagne s’écroula sur son dos. Ainsi, le premier jour où il se mit à réfléchir, Porthos en mourut. De même, la première fois que la duchesse d’Alliot-Marie émit une décision personnelle, elle tomba grillée comme un bouquet de gambas. Elle avait dit fermement, avec sa conviction rageuse, alors même que la révolution s’affermissait, une semaine avant la fuite des dictateurs : "Pour régler une situation sécuritaire de ce type, offrons le savoir-faire de nos forces de sécurité en matière de techniques du maintien de l’ordre." »
   

   Et bien d’autres choses, tant d’autres... la Lybie, la Cote d’Ivoire, Gbagbo et Ouattara... On en oublie, c’est incroyable!

critique par Tistou




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