Lecture / Ecriture
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Peter Pan dans les jardins de Kensington de James Matthew Barrie

James Matthew Barrie
  My Lady Nicotine
  Peter Pan
  Le petit oiseau blanc
  Portrait de Margaret Ogilvy par son fils
  Peter Pan dans les jardins de Kensington

J. M. Barrie (1860-1937) est un écrivain et dramaturge écossais prolixe, célèbre pour avoir créé le personnage de Peter Pan. Il était également un ami de Arthur Conan Doyle.

Peter Pan dans les jardins de Kensington - James Matthew Barrie

Je l'ai lu en anglais, mais il existe en français
Note :

    Illustrations : Rackham
   
   Si je n'ai jamais parlé de James Matthew Barrie par ici, Peter Pan occupe une place de choix parmi mes mythes favoris. Petite j'étais éprise du Peter de Walt Disney, mais c'est quelques années plus tard que je me suis décidée à aller vers le texte de Barrie, découverte merveilleuse et si personnelle après une année de lectures encadrées. Les années se sont écoulées depuis et je compte bien relire prochainement Peter Pan, mais j'ai choisi de découvrir d'abord "Peter Pan in Kensington Gardens", "Peter Pan dans les jardins de Kensington", qui m'attendait dans une superbe édition illustrée par Rackham. C'est une lecture très complémentaire, qui offre un éclairage intéressant sur Peter Pan, que je préfère cependant.
   
    Ce livre se découpe en plusieurs chapitres qui sont en quelque sorte autant de contes ou petites histoires reliées entre elle par un fil conducteur. Dans le premier chapitre, le narrateur présente les jardins de Kensington et leur géographie, des jardins qui sont un véritable paradis pour les petits Anglais, qui s'y rendent avec leur nourrice et y vivent de fabuleuses aventures.
   
   Lorsque Peter Pan s'envole de sa fenêtre et se rend dans les Jardins, c'est un tout petit garçon heureux de son sort et ravi de vivre une nouvelle expérience dans ce lieu qui s'anime à la nuit tombée. Mais une conversation le perturbe : il apprend qu'il n'est plus un oiseau mais un humain. "You will be a Betwixt-and-Between" (ni l'un, ni l'autre)(p 43) Il perd ainsi confiance en lui et ne peut plus voler : il est donc obligé de rester dans les Jardins.
   
   Ainsi il vit de son côté, fait des rencontres extraordinaires. Mais un jour, les fées qui vivent dans le Jardin lui proposent de réaliser son vœu le plus cher. Il décide de rentrer chez lui et trouve sa mère assoupie et très triste dans la chambre d'enfant mais, au dernier moment, Peter préfère différer son retour pour dire au revoir à ses amis Malheureusement pour lui, lorsqu'il a définitivement pris sa décision et veut retrouver sa mère, il trouve des barreaux à sa fenêtre, et dans le berceau, un autre bébé : sa mère l'a remplacé et l'a (pense-t-il) oublié. De là l'opinion de Peter sur les mères.
   
   "He went in a hurry in the end (...), this time he flew straight to the window, which was always to be open for him.
   But the window was closed, and there were iron bars on it, and peering inside he saw his mother sleeping peacefully with her arm round another little boy.
   
   Peter called, "Mother! Mother!" but she heard him not; in vain he beat his little limbs against the iron bars. He had to fly back, sobbing, to the Gardens, and he never saw his dear again." (p 111)
   

   Le petit Peter n'appartient à aucun monde ; il a par exemple une vision erronée des autres enfants et de leurs jeux. Il essaie de deviner à quoi peuvent servir leurs jouets mais se trompe et les utilise de façon peu appropriée. Un jour, il rencontre une petite Maimie qui devient son amie et qui l'aidera à découvrir un peu mieux ce monde de l'enfance qui le fascine mais auquel il n'a pas vraiment accès. Peter propose à Maimie de l'épouser mais elle décide finalement de retourner auprès de sa mère (!), qui serait trop triste de ne plus la voir. Elle laissera en cadeau à Peter, une chèvre imaginaire. Bien évidemment Maimie évoque Wendy, qui lui succèdera plus tard.
   
   Si, comme je l'ai dit plus haut, je préfère Peter Pan à cet ouvrage-ci, "Peter Pan in Kensington Gardens" apporte un éclairage très intéressant sur la personnalité de Peter et ses origines. Par ailleurs, les amoureux des Jardins ne pourront qu'être comblés par les descriptions qui en sont faites ainsi que les habitants imaginaires dont J.M. Barrie peuple ces lieux - des êtres qui nous accompagneront forcément lorsque nous nous y rendrons de nouveau. C'est un monde fascinant (bien que parfois cruel) qui nous est présenté là. Les illustrations de Rackham sont fabuleuses - il serait vraiment dommage de découvrir ce texte sans elles, car elles enrichissent beaucoup l’œuvre.
   
   Sur les fées : " It is frightfully difficult to know much about the fairies, and almost the only thing known for certain is that there are fairies wherever there are children. Long ago children were forbidden the Gardens, and at that time there was not a fairy in the place; then the children were admitted, and the fairies came trooping in that very evening. They can't resist following the children, but you seldom see them, partly because they live in the daytime behind the railings, where you are not allowed to go, and also partly because they are so cunning. They are not a bit cunning after Lock-out, but until Lock-out, my word!" (p 79)
   
   Les bébés, à force d'être à proximité des fées, reproduisent leur comportement. "She is talking fairy" (p 88)
   
   On rencontre aussi au Jardin, Shelley : "Shelley was a young gentleman and as grown-up as he need ever expect to be. He was a poet; and they are never exactly grown-up. They are people who despise money except what you need for to-day, and he had all that and five pounds over. So, when he was walking in the Kensington Gardens, he made a paper boat of his bank-note, and sent it sailing on the Serpentine." (p55)

critique par Lou




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