Lecture / Ecriture
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Tu verras de Nicolas Fargues

Nicolas Fargues
  J'étais derrière toi
  One Man Show
  Beau rôle
  Tu verras
  Au pays du p’tit

Nicolas Fargues est né en 1972. Enfance au Cameroun, au Liban puis en Corse. Études de lettres à la Sorbonne. Mémoire de DEA portant sur la vie et l’œuvre de l’écrivain égyptien Georges Henein. Deux ans de coopération en Indonésie, retour à Paris, petits boulots, publication en 2000 du Tour du propriétaire. De 2002 à 2006, dirige l’Alliance Française de Diégo-Suarez, à Madagascar. Il a deux enfants et vit actuellement à Yaoundé.
(Source Editeur: POL)

Tu verras - Nicolas Fargues

Vers quoi?
Note :

   Colin, le narrateur, quadragénaire divorcé, vient de perdre Clément, son fils de 12 ans dont il avait la garde mais qu'un accident de métro a tué.
   
    L’incinération du corps mutilé l’éloigne encore plus de ses proches. Il ne réussit pas à se rapprocher de la mère de son fils, désormais remariée, avec deux autres enfants.
   Il méprise son père obsédé par ses fréquentations féminines.
   Il se sépare de sa petite amie qu’il n’aime plus depuis longtemps.
   Il est désormais seul pour vivre son deuil et ne cesse de revivre les moments passés avec son fils.
    Il se reproche son comportement et l’incompréhension qui s’était glissée entre eux. Clément suivait la mode des ados de son lycée : pantalon baggy, chansons d’Akon, langage de banlieue. Lui, le père, passait son temps à le critiquer et à lui donner ses propres principes d’éducation à coups de "Tu verras": les langues anciennes, les maths, les bonnes notes, c'est important pour ton avenir.
   
    Il se reproche de n’avoir pas vraiment connu son fils alors il se renseigne comme il peut: portable, mails, écrits intimes, les copains de classe, leurs parents. Des indications inquiétantes laissent soupçonner du harcèlement à son égard ou des défis dangereux filmés puis diffusés.
   
   A ce stade du récit, j’ai cru que le roman allait déboucher sur une enquête policière mais c’est vers l’Afrique profonde que l’errance douloureuse du narrateur s’oriente.
   
   J’ai trouvé ces dernières pages surprenantes et bien mystérieuses… comme si le récit n’était pas terminé.
   
   Le lecteur peut tout envisager et je n’apprécie jamais ce genre de grande facilité de plus en plus souvent rencontrée dans les récits des auteurs actuels. Presque 200 pages! Terminé. J'arrête. A chaque lecteur d'imaginer la fin. 
   Pas question bien sûr de dévoiler les dernières lignes mais j'ai pensé à mon tour à ce refrain d'un chanteur pop reproduit p.76: 
   "Alors on vit chaque jour comme le dernier! Et vous feriez pareil si seulement vous saviez! Combien de fois la fin du monde nous a frôlés."

   
   Les blogs qui parlent de ce livre sont très nombreux et l'ont tous aimés beaucoup plus que moi, de plus le prix France-Culture/Télérama lui a été décerné...

critique par Mango




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