Lecture / Ecriture
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Nos douleurs sont des îles désertes de Élisa Dalmasso

Élisa Dalmasso
  Nos douleurs sont des îles désertes

Nos douleurs sont des îles désertes - Élisa Dalmasso

Le noir est le même partout !
Note :

   Ancienne professeur de lettres qui vit dans une petite ville flamande. Ce recueil, divisé en deux parties "Histoires d'ici" et son contraire "Histoires d'ailleurs", qui comporte douze nouvelles, est sa première publication.
   
   Donner d'une manière inattendue comme cela sur un coup de tête, cela fait plaisir au donneur, mais cela peut se révéler tragique pour celui qui reçoit ce présent, hélas!
   
   "Avant qu'il ne soit trop tard": voler ce n'est pas beau mais la technique est au point, aller au marché sans culotte et revenir très bien culottée. Et sexy en plus le cache sexe! Mais pourquoi?
   
   " À un détail près". La jalousie est un sentiment obsessionnel, mais pas toujours rationnel. Une photo de son mari avec une amie de leur fille, sur une plage, tous les deux avec un large sourire. Il me trompe, alors que faire? Se débarrasser de sa rivale, c'est l'évidence. Mais les plans les plus machiavéliques ont leurs grains de sable. Le destin est en route!
   
   "Quelqu'un à aimer", c'est le désir de beaucoup de gens, mais essayer de retrouver son vrai père, c'est une épreuve qui n'est pas sans risque. Pourtant Jacqueline va essayer.
   
   C'est dur de sentir un regard sur sa nuque, "L’œil de Frédéric Dupont", ce n'est pas possible, la télévision vient d'annoncer sa mort, et elle en est sûre, c'est elle qui l'a tué!
   
   "L' enfant d'Ayacucho" et toi européenne, touriste aisée, tu es en paix avec ta conscience, tu as fait ta bonne action. Une histoire sordide, car le Pérou actuel, ce n'est pas le Pérou!
   
   Partir comme ça sur un coup de tête, pourquoi pas? Mais après? Ailleurs encore? Ostende n'est pas le bout du monde, des bateaux vont partout dans le monde, pourquoi ne pas en prendre un?
   
   Une femme à la rue et une autre chez elle, l'une invite l'autre, une vieille fille de 45 ans qui s'interroge, un homme dans l'avenir ou est-il trop tard? Elle songe à sa mère impotente mais toujours présente qui lui a volé sa jeunesse. Une femme encore qui trouve dans sa véranda un clandestin..elle se souvient, enfant, la vue d'un fennec apeuré dans une cage et sa tentative d'ouvrir cette cage. Mathilde est revenue du cimetière où elle a enterré son mari, mort noyé, alors pour elle ça baigne? Et cette pluie qui tombe sans discontinuer, trois jours et trois nuits. Le roi Salomon est las, et il en a marre de rendre la justice, il y a mieux à faire, épouses et concubines par exemple! Il les néglige ces derniers temps. Sylvia retrouve Prague, la musique, Mozart et quelques fantômes. Une femme touriste aussi dans la puanteur des tanneries au milieu de ces travailleurs misérables qui préparent les cuirs de luxe! Les extrêmes du monde!
   
   C'est bref, noir comme dans "Faits divers", c'est d'ici, notre société et ses voyous qui tuent pour pas grand chose. C'est aussi d'ailleurs, on voyage du Pérou en Belgique, en passant par Prague.
   
   Toujours dans la pénombre, avec parfois des êtres fantasmagoriques ou des damnés de notre société.
   
   Quelques-unes de ces histoires parlent de la solitude féminine, du manque d' affection maternelle, de l'isolement d'un être face à son entourage quand entourage il y a.
   
   
   Extraits :
   
   - Il faudra que nous parlions davantage la prochaine fois. Nous avons tant de choses à nous dire...
   
   - Forte de cet espoir, elle prend soin de son corps. Et ce n'est pas si simple car sa mère épie tous ces gestes.
   
   - Et il ne suffit pas d'être bonne cuisinière pour retenir les petits maris qui se débinent... La chanson ment.
   
   - La jeune fille peine à démêler ce qu'elle éprouve à l'égard de celle qui, certes, l'a portée et nourrie mais aussi tellement blessée.
   
   - Nulle part, là-bas, ailleurs... son horizon lui semblait trop étroit. Il voulait voir du pays, mener une autre vie...
   
   - Voilà qu'en revenant du marché elle sent, dans son dos, la brûlure d'un regard fixé sur elle. Il est là, qui la suit, elle ne sait pas qui il est.
   
   - Elle est à présent étrangement calme. Elle pourrait n'être qu'une femme ordinaire s'il n'y avait, dans ses yeux exorbités, cette lueur bizarre, comme échappée d'un autre monde.
   
   - Elle était devenue, peu à peu, cette grenouille de bénitier, à la poitrine plate, dont il se moquait méchamment.
   
   - Il sait bien que les voies du Seigneur sont impénétrables mais, aujourd'hui, les voies du Seigneur l'emmerdent. Il voudrait qu'on le laisse tranquille, n'être qu'un homme parmi les hommes.
   
   - Tu t'offres, seule et libre, des vacances à Ostende. Et après?... quel après
   

critique par Eireann Yvon




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