Lecture / Ecriture
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Tishomingo blues de Elmore Leonard

Elmore Leonard
  Les fantômes de Detroit
  Viva Cuba libre
  Quand les dames sortent pour danser
  Dieu reconnaitra les siens
  Zigzag Movie
  Tishomingo blues
  Hitler’s day
  Connivence avec l’ennemi

Elmore John Leonard Jr est un romancier et scénariste américain né en 1925 à La Nouvelle-Orléans et décédé le 20 août 2013 à Detroit.

Il a obtenu le National Book Award 2012 pour l'ensemble de son œuvre.

Tishomingo blues - Elmore Leonard

Requiem in pace, l'écrivain
Note :

   Un polar de plus de celui qui ne prend pas ses histoires au sérieux, qui a beaucoup servi le monde du cinéma via des romans scénarisés par la suite. Un polar de plus... déjanté, où l’on se surprend à rire tout seul et tout haut dans son lit (quand on lit dans son lit, bien entendu!).
   
   Dennis Lenahan, ex champion de plongeon acrobatique de l’équipe de haut vol américaine, promène de places en places, dans son camion, son équipement ; plongeoir et bassin de réception, qui lui permet de survivre en se produisant de ci, de là, épatant son monde en plongeant de 25 mètres (c’est haut 25 mètres!).
    « Dennis fouilla dans sa poche à la recherche de sa pièce de cinquante cents à l’effigie de Kennedy qu’il laissa tomber sur la brique polie du patio. Quand Darwin baissa les yeux, il lui dit :
   C’est la taille qu’a le bassin du haut d’une échelle de vingt-cinq mètres.
   Il lui fit l’exposé intégral, jusques et y compris ce qu’il fallait faire pour "éviter le lavement de cent cinquante mille litres." »

   
   (Il ne se prend pas au sérieux, Elmore Leonard. Jamais.)
   
   Mais l’histoire, vous vous en doutez bien ne va pas vraiment tourner autour de plongeons de 25 mètres? C’est que, installé pour la saison d’été dans un casino, le Tishomingo Hotel, de Tunica (Mississipi), il se retrouve au beau milieu d’une bande frétillante de mafieux de tous bords, des locaux déjà installés et des de Detroit qui viennent faire main basse sur le trafic local. Le tout sur fond de reconstitution historique de bataille de la Guerre de Sécession (dont il semblerait que les Américains soient friands?). Oui, ça a peu de queue et peu de tête mais ça permet à Elmore Leonard de libérer son trop-plein d’imagination et d’enclencher la machine à faire sourire.
   
   On passe un bon moment. Il ne faut pas y chercher un message, une philosophie sous-jacente. C’est écrit dans le but manifeste de détendre et faire sourire. Mission accomplie en ce qui me concerne!

critique par Tistou




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