Lecture / Ecriture
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Petits contes de printemps de Natsume Sôseki

Natsume Sôseki
  Petits contes de printemps
  Le 210e jour
  Je suis un chat
  Haïkus
  Les herbes du chemin
  Oreiller d’herbes
  Sanshirô
  Et puis
  Botchan

Sōseki Natsume (夏目 漱石) est un écrivain japonais né en 1867 et décédé en 1916.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Petits contes de printemps - Natsume Sôseki

Miniatures printanières
Note :

   Sôseki fut l'un des grands auteurs japonais du début du XXème siècle, et un des premiers à réaliser dans son oeuvre la synthèse des influences de la littérature japonaise classique et de la littérature occidentale, dont il était fin connaisseur - il fut d'ailleurs professeur de littérature anglaise à l'université de Tokyo, un poste auquel il avait succédé à l'écrivain Lafcadio Hearn.
   
   Les textes très courts rassemblés dans ces "Petits contes de printemps" furent d'abord publiés en feuilleton dans un grand quotidien japonais au printemps 1909: fragments de journal intime, petites tranches de vie du voisinage, souvenirs de sa jeunesse ou encore de son long séjour d'étude en Angleterre (de 1900 à 1903). Sôseki s'y révèle un maître de la forme brève et de l'économie. Et la délicatesse de touche, la finesse d'observation, la précision et l'attention aux détails, même les plus ténus, qui caractérisent toute son oeuvre font ici tout simplement merveille.
   Chacun de ces textes nous offre une miniature colorée et extraordinairement vivante du quotidien dans le Japon du début du XXème siècle, encore en pleine période d'ouverture et de découverte de la culture occidentale, ou - et ce n'est pas moins intéressant - une description d'une grande finesse de cette culture occidentale telle qu'elle pouvait apparaître à un Japonais séjournant alors à Londres. C'est là une très jolie découverte qui ravira à plus d'un titre les amateurs de littérature japonaise.
   
   Extrait:
   "J'ai posé la serviette de bain humide sur la rambarde de la fenêtre du premier étage et j'ai regardé la rue en bas pleine de rayons du soleil printanier. La tête couverte d'un capuchon, une barbe blanche peu fournie, un raccommodeur de socques franchissait justement la haie. Il a attaché un vieux tambourin à une palanche et il frappe dessus à l'aide d'une palette en bambou, mais le bruit, pourtant sonore, manque de vigueur, comme un souvenir affleurant soudain à la mémoire. Arrivé près du portail de la maison du médecin, de l'autre côté de la rue, le vieux a donné un coup sur son tambour, qui résonne à nouveau dans l'air printanier avec un son mat. Alors, du feuillage d'un prunier tout blanc qui étend ses branches fleuries au-dessus de sa tête, un oiseau s'envola." (p. 112)

critique par Fée Carabine




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