Lecture / Ecriture
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La transcendante de Patricia Reznikov

Patricia Reznikov
  La nuit n'éclaire pas tout
  La transcendante

Patricia Reznikov est franco-américaine. Auteur de plusieurs romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre et albums jeunesse, elle a reçu le prix France Culture du premier roman pour "Toro", le prix Thyde Monnier de la SGDL et le prix Charles Oulmont pour "Le Paon du jour", et le prix Cazes-Lipp pour son dernier roman, "La nuit n'éclaire pas tout".
(Source Editeur)

La transcendante - Patricia Reznikov

« Au final, une leçon accélérée de vie. Et de mort. »
Note :

   Rentrée littéraire 2013
   
   
   Un seul livre a échappé à l'incendie de l'appartement de Pauline: La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne. Pour tenter de renaître, la jeune femme part à Boston, en Nouvelle- Angleterre, sur les traces de cet auteur. Là elle rencontrera des êtres étonnants qui s’accommodent de l'existence de bien étranges façons, mais sauront la remettre sur le chemin de la vie, souvent par le biais de la littérature.
   
   Elle est tout sauf sympathique, Pauline, elle est rugueuse, écorchée, lucide, et part au quart de tour, même avec ceux qui voudraient l'aider. Mais pourtant, on la suit sans faiblir dans cette quête éperdue d'elle-même. On glane au passage plein d'infos, jamais indigestes sur Hawthorne, Melville, Thoreau, ainsi que plein d'indications sur des endroits parisiens magiques.
   
   Un roman qui échappe de peu au coup de cœur mais qui est un excellent moment de lecture.
   
   276 pages piquetées de marque-pages.
   
   
   Présentation de l'éditeur:
   
   "Pauline vient de vivre un drame, l incendie de son appartement dont elle est sortie avec de graves blessures. Seul un livre a survécu de cet amas de cendres, La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne. Elle décide alors d aller sur les traces de l écrivain à Boston où elle fait la rencontre d une vieille originale qui la prend en main et lui fait visiter sa ville, tous les lieux où a vécu Hawthorne, dont Salem sa ville natale. Et peu à peu au milieu de ce jeu de pistes littéraire qui l'étourdit, son empathie pour Hester Prynne, l'héroïne de La lettre écarlate et sa rencontre avec un homme dans une étrange librairie l'amènent à envisager différemment sa vie.
   On retrouve dans ce roman les thèmes chers à l auteur, les glissements subtils de la réalité et de l'imaginaire, la fantaisie de personnages décalés et blessés, la littérature dans tous ses états, les tragédies de l Histoire."

    ↓

critique par Cathulu




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Surtout Hawthorne et ses amis
Note :

   "Tant de sévérité dans ces pages et ici tant de douceur. Chaque époque édictait ses codes et ses rites, ses lois et ses transgressions. Ici, en cette autre journée d'été, plus de trois siècles et demi plus tard, je faisais l'expérience d'une sorte de nirvana. Nirvana : extinction d'une flamme, d'une fièvre, apaisement, détachement, libération. Adieu angoisses, colère, regrets. Les mouvements du ponton de bois sur lequel je m'étais allongée suivaient le clapotis de l'eau le long de la berge, comme les oscillations de mon aiguille intérieure".
   
   Ce roman est l'histoire d'une traversée, au sens propre déjà avec le départ de la narratrice pour Boston et surtout une traversée intérieure, au bout d'elle-même après une épreuve ravageuse.
   
   L'appartement de Pauline a brûlé, lui laissant des traces indélébiles sur le corps et dans l'âme. Seul un livre a été sauvé du désastre "la lettre écarlate" de Nathaniel Hawthorne. Elle y voit un signe, et rien ne la retenant à Paris, elle s'envole pour la Nouvelle-Angleterre, sur les traces de l'écrivain, sans savoir ce qu'elle en attend vraiment.
   
   Dans cette errance apparemment dépourvue de sens, Pauline va rencontrer deux personnages déterminants. La vieille Georgia, aux déguisements hideux, et Blake, un homme un peu mystérieux croisé dans une librairie inhospitalière.
   
   Il y a quelques longueurs dans ce roman et l'attitude de Pauline est souvent déconcertante, mais j'ai aimé sa recherche des lieux où a vécu Hawthorne, ce qui nous mène également à Thoreau et au lac qui a inspiré "Walden ou la vie dans les bois", ainsi qu'à Emerson et au mouvement transcendantaliste. L'évocation de la vie à cette époque-là en Nouvelle-Angleterre est particulièrement intéressante.
   
   Plusieurs lectrices ont déploré les dialogues en anglais, répétés à l'identique en français, en ce qui me concerne, n'étant pas bilingue, je les ai appréciés, même si le procédé est à la longue un peu lourd. Finalement, j'ai été plus convaincue par l'histoire d'Hawthorne et de ses amis que par la quête personnelle de Pauline. Et bien sûr, j'ai envie maintenant de relire "la lettre écarlate".
    ↓

critique par Aifelle




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Avis mitigé
Note :

   Rentrée littéraire automne 2013
   
   Que dire de "La Transcendante" de Patricia Reznikov, un roman qui me tentait tellement et qui me laisse dubitative? Comment ne pas succomber devant un tel sujet: une jeune femme victime d'un incendie retrouve dans son appartement détruit un seul livre, "La Lettre Ecarlate" de Nathaniel Hawthorne. Bouleversée par ce qui lui est arrivé, elle décide de partir à Boston sur les traces du grand écrivain en voyant un signe dans la présence de ce rescapé. Peut-être pourra-t-elle ainsi se reconstruire... Une fois arrivée à Boston, elle rencontre une certaine Georgia, ex prof de littérature, francophile, qui s'impose et se fait un plaisir de lui faire visiter tous les lieux historiques importants ayant un lien avec Hawthorne. En parallèle elle découvre une librairie tenue par un type extravagant qu'elle nomme le "cyclope" ; elle y rencontre un certain Blake, philosophe passionné par Nietzsche et tombe sous son charme.
   
   Sachez tout d'abord que, dans l'ensemble, ce roman a été plutôt bien accueilli : certains sont enthousiastes, beaucoup ont apprécié de nombreux aspects du texte tout en relevant ses faiblesses. Je me situerais plutôt dans cette deuxième catégorie : je suis très heureuse d'avoir pu satisfaire ma curiosité, d'avoir retrouvé Hawthorne, Emerson, Thoreau, Melville ou encore Louisa May Alcott, mon livre est bourré de post-it pour retrouver les passages qui m'ont intéressée... même si j'ai trouvé le roman en tant que tel franchement en deçà de mes attentes.
   
   Les premières phrases m'ont captivée et auguraient bien de la suite :
   "Un jour, mon appartement a brûlé, et avec lui, toute ma bibliothèque.
   Tous les auteurs que j'aimais, ceux qui m'avaient aidée à me construire, ceux qui m'avaient accompagnée comme une famille, ceux qui avaient bercé mes moments de solitude, tous sont partis en fumée. Comme dans un mauvais rêve, une sorte d'holocauste. Sont morts des poètes russes, américains, des romanciers français, anglais, allemands. Et, d'une certaine manière, moi aussi, je suis morte avec eux "(p 9).

   
   Malheureusement, j'ai trouvé l'héroïne peu cohérente avec cette magnifique introduction. Puisque les pour et les contre s'opposent clairement dans ma lecture je peux facilement retrouver les joies des dissertations de mes 18 ans et leurs fameux plans en deux parties pour cette modeste chronique.
   
   L'intérêt du livre : sans nul doute, l'exploration de Boston et de ses environs en compagnie de Georgia. Ce livre est un précieux atout pour qui voudrait se rendre sur place et suivre la trace de Hawthorne et d'autres auteurs contemporains qu'il a côtoyés. Ainsi nous allons à Salem, au cimetière de Sleepy Hollow, savourons les anecdotes sur l'écrivain ou redécouvrons les évènements majeurs qui se sont déroulés dans la baie et ont eu une si grande importance dans l'histoire des Etats-Unis. Je regrette que les sources de l'auteur ne soient pas citées à la fin pour nous permettre de creuser un peu plus le sujet mais ce livre a le mérite de pointer du doigt des lieux qui ne doivent pas se retrouver dans beaucoup de guides touristiques et ne présentent d'intérêt que pour les grands nostalgiques qui aimeraient fermer les yeux et s'imaginer quelques siècles en arrière. En lisant ce roman, j'ai été prise d'une folle envie de découvrir cette région des Etats-Unis qui a priori ne m'intéressait pas spécialement et, lorsque j'y irai, ce sera sans doute accompagnée de ce livre! On imagine également sans peine certains quartiers historiques, avec leurs jolies maisons bien conservées. Cela m'a également fait penser à Henry James et à son roman "Les Européens" (il me reste encore à découvrir "Les Bostoniennes").
   
   Ses écueils : si les extraits traitant de l'histoire des lieux m'ont passionnée, ils restent très factuels et ne se mêlent pas vraiment au récit principal. J'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'informations jetées de-ci de-là sur une trame romanesque sans intérêt, qui tente bien maladroitement de lier le tout. Les conversations sont insipides, parfois même horripilantes car Pauline s'essaie à traduire en français un texte qui vient d'être prononcé en anglais, selon un procédé récurrent qui à la fin me faisait pousser des soupirs d'exaspération et enrager toute seule. Certaines expressions du type "little French woman" reviennent souvent également et n'ont en rien amélioré mon humeur. Et puis cette Pauline est un personnage agaçant, creux, alors que j'imaginais une amoureuse des livres avec un peu de plomb dans la cervelle. Elle rencontre cette Georgia qui décide de lui faire partager ses connaissances de la région mais au lieu de refuser carrément son aide ou de jouer le jeu, elle va la voir, puis regrette, s'énerve devant les excentricités de la vieille femme, se montre carrément odieuse (par exemple en reprenant sans cesse ses quelques erreurs en français), sans compter le fait que quand on lui propose de visiter une maison d'écrivain madame fait la fine bouche et se plaint de toute cette activité (et moi de crier intérieurement : comment? tu vas nous priver de la visite de cet endroit parce que tu as mal aux pieds ou envie d'un thé glacé?!). Il ne suffit pas d'avoir vécu un événement tragique pour devenir un personnage attachant à qui l'on va tout pardonner (surtout pas le fait de nous priver d'une visite comme celle-ci...). Et puis, alors qu'elle semble avoir un minimum de culture, elle ne connaît pas la légende de Sleepy Hollow par exemple ou parle du Père Goriot comme d'une souffrance ; elle ne me paraissait avoir aucune curiosité intellectuelle par rapport à ce que l'on aurait pu imaginer en lisant les premières lignes du roman. On peut également s'étonner du voyage qu'elle entreprend lorsqu'on découvre qu'à part sa fichue Lettre Ecarlate qu'elle lit et relit elle n'a fait aucune recherche sur Hawthorne. Elle dit venir sans but précis et on veut bien la croire! Mais quelle personne aux revenus moyens irait payer un aller retour Paris-Boston avec un seul livre de poche sous le bras sans avoir une petite idée de la façon dont elle va procéder sur place ou sans manifester de l'intérêt lorsqu'on lui offre sur un plateau des visites passionnantes? Enfin, elle entre dans une librairie qui semble très sélective quant aux titres proposés mais le libraire est un fou qui dans la première scène l'insulte et menace de lui trancher la gorge, ce qui la fait presque s'évanouir. Non seulement j'ai trouvé la scène ridicule mais j'ai été terriblement déçue de pénétrer enfin dans cette librairie sans qu'elle songe à parcourir ses rayons et à en ressortir avec quelques pépites qu'elle m'aurait donné envie de lire. Elle découvre ainsi un seul autre titre au cours de son voyage littéraire pour le moins étonnant.
   
   Au final j'ai adoré les parties consacrées aux auteurs du XIXe et à l'Histoire des Etats-Unis, qui m'ont permis de m'imaginer dans des lieux fascinants, en excellente compagnie, et en ce sens je ne regrette pas du tout ma lecture ; je relirai même sans aucun doute les passages que j'ai consignés dans mon exemplaire. Mais la structure générale de ce roman m'a paru maladroite et je n'ai absolument pas pu adhérer aux choix de Pauline ; même l'extravagante Georgia ou le mystérieux Blake ne m'ont pas complètement convaincue, bien que l'idée de rencontrer pareils guides à Boston soit assez séduisante. Je crois que j'ai été d'autant plus déçue que j'attendais énormément de ce roman au résumé si prometteur.
    ↓

critique par Lou




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Mais alors pas du tout plu !
Note :

   Avouons-le d'emblée, entre ce roman et moi, ça n'a pas été le coup de foudre. Je dirais même plus (oui, je fais une Dupont et Dupond de moi-même), on ne s'est pas du tout, mais alors pas du tout plu. Et c'est dommage car il avait pourtant tout pour attirer mon attention, ce roman. Une quête pendant une période difficile de la vie, sur les traces d'un roman mystérieusement rescapé d'un incendie qui a complètement ravagé la vie de Pauline, la narratrice. Et celle-ci quittera Paris sur un coup de tête, pour aller chercher quelque chose - mais elle ne sait pas quoi - à Boston, où a vécu autrefois Nathaniel Hawthorne, auteur de "La lettre écarlate".
   
   Comme j'adore la littérature dans les livres, je n'ai pas pu résister. Et, si j'avais voulu lire un cours magistral sur Hawthorne, sa vie, son œuvre, saupoudré d'un peu de Nietszche, j'aurais probablement été servie. Mais voilà, je m'attendais à un roman et j'ai trouvé le procédé ma foi très didactique, ce qui donnait une impression de lourdeur et de maladresse aux dialogues, qui ont sonné faux à mon oreille. Ok, ceux qui font ces grands discours sont des anciens profs. Mais tout de même, c'est parfois indigeste dans la fiction.
   
   Autre point qui n'a pas facilité ma rencontre avec le roman: je n'ai ressenti aucune compassion ou empathie avec la narratrice, que j'ai trouvée en tout et pour tout désagréable, impolie, toujours agacée. Nous n'avons pas l'impression de la connaître alors difficile de s'y attacher. On se demande d'ailleurs pourquoi les autres personnages sont attirés vers elle. Elle se laisse balloter par Georgia, une étrange vieille dame (qui m'a bien plu, malgré des redondances), qui lui fait faire une visite touristique du Boston de Hawthorne. Là, vous vous dites : "mais la folle des balades guidées a dû adorer!" Mais imaginez-vous que j'ai déjà fait plusieurs balades touristiques dans Boston, dont une littéraire. Du coup, je n'ai pas appris grand chose. Pourtant, il y a bien beaucoup d'informations intéressantes là-dedans.
   
   Ajoutons à tout ça des dialogues en anglais presque systématiquement traduits en français en dessous (quand on comprend les deux langues, c'est lourd, lourd!), les répétitions dans les expressions (petite femme française, entre autres, me sortait par les yeux) et les situations, ça a donné un moment de lecture plutôt éprouvant, malgré le plaisir anticipé.
   
   Pour ne pas être totalement négative, parce qu'il y a quand même des parties intéressantes, je soulignerais quelques belles images où le passé côtoie le présent et je me suis revue par moments en visite, quand je m'imagine personnages célèbres et vie d'un autre temps autour de moi. J'aime entrevoir les "grands" comme des hommes et dans ce roman, l'ombre de Hawthorne, Thoreau et Emerson plane un peu partout. Ça donne envie de les relire. Par contre, si vous n'avez pas lu "La lettre écarlate", attendez-vous à tout connaître, en détail, dans un récit de 5-6 pages. Je n'ai pas compté.
   
   Dommage car j'avais entendu du bien de l'auteur et je voulais réellement la découvrir. Il semblerait qu'il y ait incompatibilité. Déçue je suis.
   ↓

critique par Karine




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Dans les pas d'Hester
Note :

   Un roman qui sans être extraordinaire m’a permis de passer un bon moment lors des fêtes de fin d’année quand on n'est que moyennement attentif à ce qu’on lit parce qu’autour de soi ce sont les préparatifs, les petits enfants qui réclament de l’attention et parce qu’on a un peu la tête ailleurs.
   
   Le roman de Patricia Reznikov se lit facilement et avec un certain plaisir, je me suis laissée prendre à son héroïne dès la première phrase " Un jour, mon appartement a brûlé, et avec lui, toute ma bibliothèque" je dois dire qu’immédiatement j’ai été prise d’un grand intérêt pour Pauline qui, pour accepter les blessures de sa chair et accepter ce coup du sort, part à Boston sur les traces du seul livre qu’elle a pu sauver du désastre : "La Lettre écarlate" de Nathaniel Hawthorne. "Depuis que j’avais retrouvé cet exemplaire, depuis que j’avais lu et relu le roman de Hawthorne, j’étais fascinée par la figure d’Hester Prynne"
   
   Elle va rencontrer deux personnages improbables qui eux aussi ont des douleurs cachées et tentent de vivre avec. Georgia l’excentrique qui va lui pourrir un peu la vie mais bientôt être d’un secours précieux pour partir visiter les maisons occupées par Hawthorne et celles de ses amis les transcendantalistes, ces écrivains qui "désiraient étendre la spiritualité à toute l'existence" et un deuxième ami bienveillant :Blake le philosophe passionné de culture amérindienne.
   
   La souffrance est très présente dans le roman d’Hawthorne et Pauline retrouve un peu de son vécu dans sa quête d’Hester Prynne.
   On va croiser Thoreau bien entendu mais aussi Alcott, non! pas l’auteur des Quatre filles, non non, son père!! On visite Salem, le lac de Walden et même le cimetière de Sleepy Hollow et son cavalier sans tête... et on fait aussi quelques balades parisiennes car Georgia a vécu à Paris.
   
   On est toujours à mi-chemin de la quête littéraire et du guide touristique mais l’ensemble fonctionne.
   
   Le voyage va s’avérer un bon traitement pour l’héroïne qui va métamorphoser sa douleur en leçon de vie. Pour le lecteur c’est un roman sans prétention, sans grand discours sur la nécessité de l’oubli, sur la présence parfois encombrante des souvenirs mais un roman sympathique dont l'héroïne dit "J'ai creusé ce livre dans tous les sens, pour y chercher une réponse, comme on remue une tombe" Je n'irai pas jusque là mais il m'a donné envie de relire La lettre écarlate.`
   
   
   NB : un rien d’agacement pour des dialogue en langue anglaise que l'auteur traduit de façon intempestive au beau milieu du texte, ben alors ça sert à quoi les notes en bas de pages? mais bon on oublie vite.

critique par Dominique




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