Lecture / Ecriture
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La ruche de Arthur Loustalot

Arthur Loustalot
  La ruche

La ruche - Arthur Loustalot

Dialogues...
Note :

   Rentrée littéraire 2013
   
   
    Alice ne va pas bien. Depuis que son mari est parti, elle déprime. Ses trois filles Marion, Claire et Louise, 19, 17 et 16 ans vivent avec elles, se parlent. Parlent d'elles et de leurs parents. Rien n'est vraiment secret dans cet appartement aux cloisons fines.
   
   Une fois n'est pas coutume c'est la forme qui m'empêche d'adhérer à ce livre. Le style de l'écrivain, aux phrases très courtes -que d'habitude j'apprécie, pas l'écrivain, je le découvre là, mais le style aux phrases courtes-, aux prénoms des filles sans cesse répétés, scandés à l'infini. Beaucoup de dialogues, mais encore une fois c'est la forme qui me gêne : ils ne sont pas séparés du récit, si bien que je me demande sans cesse si les tirets font référence à des prises de paroles des filles ou s'ils sont des tirets-parenthèses. De fait, je suis tellement gêné par la mise en page, le choix de faire un récit compact d'un roman pourtant très dialogué, que je ne parviens pas à me concentrer sur le fond et a fortiori à l'apprécier. Je me sens oppressé, comme un claustrophobe dans une petite pièce noire. (Ouf, je respire, j'utilise mes cours de yoga que je viens de débuter); Une écriture sans doute trop jeune pour moi (l'auteur a 25 ans), que voulez-vous, je me fais vieux!
   
   Je ne suis pas le seul à avoir été dérangé par la forme (d’après ce que je vois sur les blogs).
   
   
   Extrait
   
   «Dans la cuisine, assises à la table, les sœurs boivent des bières et du whisky. Un nuage de fumée les entoure – cigarette sur cigarette. Le rideau est tiré et dehors, la rue est silencieuse.
   Vous vous souvenez de leurs disputes? demande Claire.
   Oui, on se souvient. Louise jette son mégot dans un cadavre de bière.
   Mais vous vous souvenez de ce que ça nous faisait? Claire insiste.
   Cette violence? dit Marion.
   Et ce que ça a laissé en nous, chuchote Claire.
   Vous vous souvenez de la première fois où papa est parti? répète Marion. Vous étiez toutes petites, peut-être quatre et cinq ans.
   Je me souviens, dit Louise.
   Je me souviens, dit Claire. Ce que je n'arrive pas à voir, c'est l'écart entre ce qu'on a vécu et nos blessures. Bien avant leur rupture, tout était là, d'une manière ou d'une autre, et pourtant…
   On ne sait rien de ce qu'on a vécu.»

critique par Yv




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