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Délivrance de Jussi Adler-Olsen

Jussi Adler-Olsen
  Miséricorde
  Délivrance
  Profanation
  Dossier 64
  Promesse

Jussi Adler-Olsen est un écrivain danois né en 1950.

Délivrance - Jussi Adler-Olsen

Troisième enquête de Carl Morck
Note :

   "Chez lui, personne ne riait jamais. Sa vie à lui était sans joie. La dernière fois qu'il avait entendu rire son père, il avait cinq ans. Son père était hilare parce qu'il venait de chasser un pasteur protestant de son église à grand renfort de jurons et de malédictions. Il avait mis des années à apprendre que le rire pouvait être autre chose que le plaisir de voir souffrir son prochain."
   

   Troisième enquête de Carl Morck et sa fine équipe! Cette fois, c'est une bouteille à la mer qui va déclencher la remontée dans le temps, à la recherche de ce qui a bien pu advenir de la personne qui a envoyé le message écrit avec son sang. L'auteur a pris son temps pour entrer dans le vif du sujet, pendant les cent premières pages, j'ai cru que l'histoire ne décollerait jamais, je commençais même à m'ennuyer. Et puis, le message étant peu à peu décrypté, mon intérêt s'est réveillé, les découvertes se sont succédé, deux pas en avant, un pas en arrière, c'était parti pour le suspense haletant, les fausses pistes, les coups tordus, et l'urgence de trouver le tueur pour éviter la mort certaine de deux enfants.
   
   J'ai maintenant l'impression de retrouver de vieilles connaissances avec Carl, fidèle à lui-même, Assad dont le véritable statut ne s'éclaircit guère, ses réactions laissent souvent penser qu'il n'est pas ce qu'il prétend. Et Rose, qui a envoyé sa sœur jumelle Yrsa, pour la remplacer momentanément. Yrsa n'est pas plus équilibrée qu'elle, dans un autre genre, aussi difficile à supporter pour Carl.
   
   L'enquête est bien menée, nous avons un temps d'avance sur les policiers puisque nous savons ce que mijote le tueur, ce qui ne diminue en rien la tension permanente. C'est une personnalité glaçante qui nous fait plonger dans le milieu des sectes en tout genre, muettes et gardant farouchement leurs secrets. Une alternance de points de vue éclaire progressivement l'affaire et deux femmes feront dérailler la mécanique bien huilée de l'assassin.
   
   La vie privée de Carl Morck n'est pas oubliée, on se demande si un jour il reprendra la maîtrise de son existence, emberlificoté qu'il est dans les problèmes familiaux et amicaux.
   
   Un épisode qui aurait pu être plus court, mais tel qu'il est, c'est encore un bon cru.
   
   
   Les enquêtes de Carl Morck et du département V:
   
   1 - Miséricorde (Kvinden i buret, 2007)
   2 - Profanation (Fasandræberne, 2008)
   3 - Délivrance (Flaskepost fra P, 2009)

   4 - Dossier 64 (Journal 64, 2010)
   5 - L’Effet papillon (Marco Effekten, 2012)
   6 - Promesse (Den Grænseløse, 2014)
    ↓

critique par Aifelle




* * *



Mais pourquoi bouder son plaisir ? ?
Note :

   Le département V de la police de Copenhague est en charge des affaires non résolues. En ce jour de mars, en voilà une pile poil dans leur créneau : une bouteille retrouvée sur les côtes écossaises, contenant un appel à l'aide écrit avec du sang plus d'une décennie auparavant par l'un des enfants d'une même famille, enlevés par un ravisseur déterminé et intelligent.
   
    Ravisseur que le lecteur va vite connaître de l'intérieur : ses motivations, sa vie actuelle, et son prochain enlèvement! Ainsi que la peur qui étreint petit à petit sa jeune épouse qui ignore tout de l'homme qu’elle a épousé.
   
    Pour démêler tous les écheveaux, et gagner la course poursuite avec ce dangereux criminel, un trio étonnant basé dans un sous-sol de l'hôtel de police où les mouches vertes prolifèrent : Carl Mørk, amateur de siestes, le mystérieux Assad et la volcanique Rose.
   
    Avec une mention spéciale pour Rakel et Isabel qui se révèlent pires que des tigresses, dans une course poursuite d'anthologie.
   
    Bien bien, se dit-on. Un serial-killer, du suspense, un truc bien ficelé. Mais pourquoi bouder son plaisir? Au départ, avec ce trio de zèbres improbables chargés de l'enquête, je me suis demandé où je mettais les pieds. Puis le professionnalisme de Mørk et l'acharnement des deux autres à faire parfois ce qui leur passait par la tête, ont commencé à porter leur fruit, et j'étais cuite, scotchée, par cette histoire bien découpée, bien rythmée, bien pourvoyeuse d'adrénaline. Une seule envie : lire les deux premiers tomes!
    ↓

critique par Keisha




* * *



Triplé perdant
Note :

   Ben oui je n’ai pas résisté et je me suis laissée embarquer dans une nouvelle trilogie.
   
   J’ai expérimenté pour ces trois romans, trois façons actuelles de "lire"
   
   Pour le premier j’ai eu recours au livre audio, le second le livre numérique et le papier pour le troisième.
   
   
   
   Miséricorde : un polar efficace et drôle car le personnage principale est un e….deur de première, un ronchon, un contestataire.
   
   Carl Morck a échappé de justesse à la mort et personne n’a l’intention de faire de nouveau appel à lui, on le met au placard, direction de sous-sol de la PJ, pas de moyens, pas de bureau mais une pile de dossiers en souffrance qui n’ont jamais connu leur épilogue.
   
   Ce premier volet est efficace, après un début un peu lent on fonce avec plaisir, l’assistant particulier de Morck n’y est pas pour rien, un assistante très terrorisant dont le nom est Hafez el Assad!!
   
   Quand ces deux acolytes se mettent au travail, ça déménage et l'on peut compter sur eux pour résoudre le pourquoi et le comment de la disparition d’une jeune députée danoise Merete Lyyngaard, disparition jamais élucidée.
   
   J’ai marché et même un peu couru, j'ai écouté ce livre avec plaisir.
   
   
   Profanation :
J’ai donc décidé de lire le second volet : une nouvelle enquête et un second assistant pour Morck, une assistante devrais-je dire : Rose, et je vous assure qu’elle n’est pas plus normale que le dénommé Assad!!
   
   C’est parti pour une nouvelle enquête irrésolue, un frère et une sœur assassinés de façon effroyable quelques 10 ans plus tôt, des pensionnaires d’un collège huppé ont bien été mis en cause, mais l’argent aidant ils ont été disculpés.
   
   Morck et son équipe vont devoir évoluer dans le monde pourri de l’argent, du pouvoir, du sadisme, de la cruauté…
   
   Que dire de ce deuxième épisode? moins convainquant, moins intelligent, plus téléphoné et plus convenu, quelques scènes hot ne suffisent pas à emporter l’adhésion du lecteur.
   
   Je suis allée au bout mais avec réserve.
   
   
   Délivrance :
Comme je suis têtue j’ai voulu vérifier si le niveau s’abaissait totalement ou si l’auteur dans un sursaut salutaire allait rectifier le tir.
   
   Eh bien pas du tout, il ose nous faire le coup du message en forme de SOS dans une bouteille, l’équipe de Morck travaille dans des conditions désastreuses car de l’amiante a été découverte dans les sous-sol de la PJ
   
   Hélas trois fois hélas, là, j’ai vraiment calé et ne suis pas allée au bout du bout. Crédibilité zéro, écriture plus que relâchée, Dominique avait atteint un point de non retour.
   
   Ce polar a obtenu un prix, à croire que les jurés étaient en manque de lecture!!
   
   
   La lecture en bibliothèque a du bon, on se sent moins bête quand on rend un livre décevant.
   
   Pour résumer : le premier est efficace, le second lisible, le troisième est la preuve qu’à vouloir trop en faire...

critique par Dominique




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