Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Dieu ne finit pas de Pierre Michon

Pierre Michon
  Vies minuscules
  Les Onze
  Vie de Joseph Roulin
  La grande Beune
  Le roi du bois
  Abbés
  L'empereur d'Occident
  Rimbaud le fils
  Maîtres et serviteurs
  Je veux me divertir
  Dieu ne finit pas
  Mythologies d'hiver
  Le roi vient quand il veut
  Corps du roi

Pierre Michon est un écrivain français né dans la Creuse en 1945. Il a été élevé par sa mère, institutrice.
Il a fait des études de Lettres à Clermont-Ferrand jusqu’à un mémoire de maîtrise sur Antonin Artaud.



* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Dieu ne finit pas - Pierre Michon

Extrait
Note :

   Les éditions Verdier ont réédité séparément les textes que Pierre Michon a consacrés à Goya, et Watteau ("Je veux me divertir"), précédemment publiés ensemble avec d'Angelo, sous le titre "Maîtres et serviteurs". Cela est d'ailleurs indiqué sur la quatrième de couverture. Celui sur Lorentino d'Angelo suivra peut-être bientôt.
   
   Michon a beaucoup réfléchi sur les Beaux Arts, réfléchi et écrit. C'est un sujet qui lui tient à cœur. Il poursuit avec ce texte ses réflexions sur la peinture et même, de façon plus générale sur l'art. Il se demande si l'Art peut dépasser la stature humaine. Confère-t-il un rang humain, social? Outrepasse-t-il la vie de ceux qui le portent? Le doit-il? Ou rien ne peut/doit-il se prétendre supérieur à l'humaine nature et destinée?
   
   Goya, dont l'auteur parle ici, incarne particulièrement bien cette problématique. Il ne faut pas s'attendre à une biographie du peintre, on serait déçu, c'est avant tout une réflexion (très intéressante) sur l'art. Le "peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya" est un exemple, l'incarnation, l'illustration. Cela aurait s’appuyer sur un autre. De même, nous faisant voir l'artiste par les yeux de témoins, modestes, ne le comprenant pas, ne voyant en lui qu'un homme comme les autres et pas particulièrement brillant -ce qu'il est également-, il sépare son identité humaine des œuvres de sa production et c'est comme si on avait du mal à relier les deux. L’œuvre d'art est une sublimation quasi miraculeuse. Et l'on voit bientôt comment un homme est dépassé par son œuvre.
   
   Un texte intéressant que l'on peut préférer avoir seul, mais qu'il vaut mieux à mon avis compléter par les autres, et donc, acheter "Maîtres et serviteurs".
   
   
   Présentation de l'éditeur :
   
    "Qu’est-ce qu’un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C’est quelqu’un sans doute dont le trop violent appétit d’élévation sociale s’est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions de statut, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l’aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya."

critique par Sibylline




* * *