Lecture / Ecriture
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Han d'Islande de Victor Hugo

Victor Hugo
  Le dernier jour d’un condamné
  Bug-Jargal
  Notre-Dame de Paris
  Les Travailleurs de la Mer
  L'Homme qui rit
  Claude Gueux
  Han d'Islande
  Ruy Blas
  Quatrevingt-treize
  Le théâtre en liberté
  Mille francs de récompense
  L'intervention
  Han d'Islande

Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l’Histoire du XIXe siècle.
(Wikipédia)

Sa biographie en bande dessinée ici.

Judith Perrignon a fait de sa mort le sujet de son roman "Hugo vient de mourir".

Han d'Islande - Victor Hugo

Même Hugo a eu un « premier roman »
Note :

   Je devais lire ce roman dans le cadre de l'une de mes options en Licence de Lettres Modernes. Finalement, j'ai dû choisir un autre cours, mais j'ai au moins eu le temps de terminer ce pavé.
   
   C'est le premier roman de Hugo, paru en 1823. Le jeune écrivain avait alors 20 ans. Chapeau bas, tout de même...
   
   L'histoire se passe en Norvège au 17ème siècle. Le lecteur fait connaissance avec la belle et jeune Ethel qui partage l'emprisonnement de son père, le Comte de Griffenfeld au château de Mundolm. Le vieil homme est accusé d'un crime d'Etat par son rival, le Chancelier d'Ahlefeld, personnage fort antipathique.
   
   Heureusement, Hugo nous livre un héros digne de ce nom. Amoureux de la jolie Ethel, le jeune chevalier Ordener aura à cœur de les aider en partant à la recherche d'une cassette contenant des documents prouvant l'innocence du Comte. Hélas, cette cassette a été interceptée par le redoutable et cruel bandit qui hante la région : le sanguinaire Han, toujours accompagné de son ours polaire, et capable des pire méfaits. La traque commence, sur fond d'intrigue politique car le Chancelier provoque une révolte des mineurs...
   
   Evidemment, il est question d'aventures et d'héroïsme, de justice et de vérité, d'amour pur enfin. Mais ce roman traite aussi de choses un peu plus subtiles. C'est un jeu des apparences car personne ne semble être ce qu'il est : chacun trompe, ment, complote, trahit.
   
   La nature est omniprésente dans le roman, c'en est même une composante essentielle. Décrite dans sa terrible beauté, elle ne parait cependant jamais aussi cruelle que certains des protagonistes de cette histoire, dépourvus de tout sens moral ou de la moindre étincelle de bonté. C'est un cadre exotique fort bienvenu car peu banal.
   
   Quant à Han, l'archétype du Mal absolu, il demeure ambigu. Est-ce vraiment un homme? Ou bien l'une de ces créatures peuplant les mythes nordiques, mi-homme, mi-démon? C'est sans doute dans ce personnage que réside l'attrait principal du roman. Une figure inquiétante empruntée au folklore des pays nordiques qui, peut-être, donna à Hugo l'idée de son Quasimodo.
   
   J'ai donc lu avec plaisir ce roman qui sort de l'ordinaire, ne serait-ce que par la terrible violence qu'il contient (je n'ai pas souvenir d'avoir lu des pages aussi sanglantes chez Hugo). Et malgré quelques faiblesses et défauts, bien compréhensibles pour un premier roman, c'est certainement une curiosité à découvrir.

critique par Folfaerie




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