Lecture / Ecriture
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Le sanctuaire des fous de Jennifer Johnston

Jennifer Johnston
  Ceci n'est pas un roman
  L'illusionniste
  Un Noël en famille
  De grâce et de vérité
  Le sanctuaire des fous

Jennifer Johnson est une romancière irlandaise née en 1930 à Dublin.

Le sanctuaire des fous - Jennifer Johnston

Vies brisées
Note :

   Nous sommes en Irlande, en 1920, la guerre d’Indépendance bat son plein. Les Martin, le père veuf et sa fille Mirande, famille protestante accueillent Andrews, le fils et son ami Harry, militaires britanniques en permission ou agents secrets?
   
   Un des thèmes favoris des écrivains irlandais, la vie dans un domaine qui semble hors du temps. Les fêtes, l’alcool, les randonnées à cheval font partie des futilités de la vie, qui paraît simple pour Miranda, entre sa grand-mère, et son père doux rêveur passionné d’arbres et d’études forestières.
   
   Mais le pays est à feu et à sang, l’IRA intensifie sa lutte, les manoirs et autres demeures protestantes brûlent. L’incompréhension, puis l’antagonisme s’installent, entre les résidents permanents en Irlande, Monsieur Martin et sa fille, et Andrews et Harry, pour qui l’empire britannique est éternel et l’Irlande en fait partie. Cathal, jeune voisin catholique, dont Miranda est amoureuse, est lui républicain et impliqué dans la lutte armée.
   
   Les deux jours de ce récit vont bouleverser la vie des personnages et laisseront Miranda, quelques années plus tard seule dans cette grande demeure.
   
   Très bon roman aux dialogues de grande qualité qui démontre l’incompatibilité de vue des deux camps.
   - La grandeur de la guerre et la manière de vivre des Anglais. Je ne comprends rien à l’Irlande, mais croyez-moi, nous sommes ici pour vous aider .
   - Tu arrives trop tard, tu sais. Les souris ont déjà fait leur travail. Ce ne sont plus des rebelles mal entraînés qu’il te faudra écraser, mais une nation

   
   Les divergences sont aussi culturelles :
   - D’ailleurs qu’est-ce que c’est que cette histoire de l’appeler Cathal, il s’appelle Charlie, non?
   - C’est la même chose que Charles
   - La même chose?
   - En gaélique.

critique par Eireann Yvon




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