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Constellation de Adrien Bosc

Adrien Bosc
  Constellation

Constellation - Adrien Bosc

Automne meurtrier dans l'archipel
Note :

   Rentrée littéraire 2014
   
   Grand Prix du roman de l'Académie française 2014
   
    Une belle lecture que cette sorte de musique de chambre, discrète et concrète, sur le destin foudroyé de 48 personnes parmi lesquelles et seulement parmi lesquelles Marcel Cerdan et la pianiste célèbre Ginette Neveu. Adrien Bosc, récompensé par différents prix, je ne suis pas ça de trop près, alterne la dramatique trajectoire du tout récent Lockheed Constellation F-BAZN d'Orly aux Açores, en cette fin octobre 1949, et des éléments disparates qui ont amené les 37 passagers à prendre ce vol. C'était un temps où l'on ne volait pas encore si souvent, à moins d'être un pro ou une star, aussi l'auteur met-il presque au même niveau les modestes bergers basques et le sportif adulé, l'homme d'affaires fortuné et la jeune fille dépressive. Il n'est de vrai que la vie, la vie de chacun.
   
   Dans "Constellation", l'auteur a su très bien saisir cette époque et collecter les hasards de la vie, la vie au petit bonheur la chance, celle d'une petite bobineuse de Mulhouse brusquement héritière industrielle à Detroit. Celle aussi d'un important collaborateur de Walt Disney qui fut en quelque sorte l'inventeur du merchandising. La Roche Tarpéienne est décidément bien proche du Capitole. Adrien Bosc a tenu à se rendre sur le Mont Redondo, qui plus est à la date anniversaire précise de la catastrophe. Cela donne un récit qu'on pourrait qualifier de choral si l'adjectif n'était parfois galvaudé.
   
   Et puis il y a les faits, techniques, précis dans toute leur sécheresse, climatologique, mathématique. Sans s’appesantir et en quelques 200 pages voilà un auteur qui a su m'investir dans cette histoire tragique, par ailleurs banale et que résument bien ces quelques lignes dès la deuxième ou troisième page: "Sur le carreau, les deux jeunes époux, Edith et Philip Newton, de retour de leur lune de miel, faisaient les frais de la priorité de la célébrité..."
   Décidément la vie ne vaut rien même si rien ne vaut la vie. Parfois tenant du dérisoire comme de l'essentiel, de l'anecdotique comme du fondamental, "Constellation" est un très bon roman où rien n'est grandiose mais où tout est vital.
    ↓

critique par Eeguab




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Tout n'est pas passionnant
Note :

    Le 27 Octobre 1949, l'avion Constellation, reliant Paris à New-York, s'écrase dans une île des Açores et disparaît à jamais des radars.
   
    Commencent alors les recherches de l'avion disparu, des corps et des causes de ce terrible accident.
   
    Cette catastrophe aérienne est inscrite dans notre mémoire collective, en raison d'un célèbre passager, Marcel Cerdan surnommé le Bombardier marocain, dans le vol pour New-York afin d'y récupérer son titre de champion de boxe et aussi retrouver sa môme.
   
    Mais aussi Ginette Neveu, violoniste virtuose, et d'autres que le temps a rattrapé pour toujours.
    Le hasard se joue-t-il de nous?
   
    Cerdan n'aimait pas prendre l'avion et devait faire la traversée en bateau. Mais Edith Piaf était impatiente, 3 personnes ont cédé leur place sur ce vol pour qu'il puisse partir.
    Le destin, le hasard et puis c'est fini.
   
    Adrien Bosc s'est plongé dans ces histoires de vie qui ont bifurqué vers le néant, rendant un hommage troublant et vibrant à tous ces passagers d'un vol perdu.
   
    Le travail de recherche est considérable et certainement intéressant. Mêlant histoire vraie et fiction, Adrien Bosc dresse des portraits à jamais oubliés.
   
    Toutes ces disparations nourrissent un récit poétique intense, un hommage aux disparus.
   
    Un récit très fouillé où la lassitude arrive pourtant par la lecture de phrases interminables ou par l'évocation d'épisodes personnels à l'auteur sans rapport avec le drame.
   
    Peut être que tout est lié dans cette fameuse constellation sans cesse évoquée par l'auteur, mais le lecteur se perd dans cette profusion de détails parfois sans intérêt.
   
    Il n'en reste pas moins un premier roman récompensé par le Grand Prix du Roman de l'Académie Française.
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critique par Marie de La page déchirée




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Automne meurtrier dans l'archipel
Note :

    Une belle lecture que cette sorte de musique de chambre, discrète et concrète, sur le destin foudroyé de 48 personnes parmi lesquelles et seulement parmi lesquelles Marcel Cerdan et la pianiste célèbre Ginette Neveu. Adrien Bosc, récompensé par différents prix, je ne suis pas ça de trop près, alterne la dramatique trajectoire du tout récent Lockheed Constellation F-BAZN d'Orly aux Açores, en cette fin octobre 1949, et des éléments disparates qui ont amené les 37 passagers à prendre ce vol. C'était un temps où l'on ne volait pas encore si souvent, à moins d'être un pro ou une star, aussi l'auteur met-il presque au même niveau les modestes bergers basques et le sportif adulé, l'homme d'affaires fortuné et la jeune fille dépressive. Il n'est de vrai que la vie, la vie de chacun.
   
    Dans « Constellation » l'auteur a su très bien saisir cette époque et collecter les hasards de la vie, la vie au petit bonheur la chance, celle d'une petite bobineuse de Mulhouse brusquement héritière industrielle à Detroit. Celle aussi d'un important collaborateur de Walt Disney qui fut en quelque sorte l'inventeur du merchandising. La Roche Tarpéienne est décidément bien proche du Capitole. Adrien Bosc a tenu à se rendre sur le Mont Redondo, qui plus est à la date anniversaire précise de la catastrophe. Cela donne un récit qu'on pourrait qualifier de choral si l'adjectif n'était parfois galvaudé.
   
   Et puis il y a les faits, techniques, précis dans toute leur sécheresse, climatologique, mathématique. Sans s’appesantir et en quelques 200 pages voilà un auteur qui a su m'investir dans cette histoire tragique, par ailleurs banale et que résument bien ces quelques lignes dès la deuxième ou troisième page:
   "Sur le carreau, les deux jeunes époux, Edith et Philip Newton, de retour de leur lune de miel, faisaient les frais de la priorité de la célébrité..."
   Décidément la vie ne vaut rien même si rien ne vaut la vie. Parfois tenant du dérisoire comme de l'essentiel, de l'anecdotique comme du fondamental, « Constellation » est un très bon roman où rien n'est grandiose mais où tout est vital.
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critique par Eeguab




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Hagiographie ?
Note :

   Par un beau jour d’octobre 1949, un Lockheed Constellation d’Air France s’envole d’Orly pour New York. Il se détourne de sa route normale du fait des conditions météorologiques et pique sur les Açores pour y faire escale.
   
   37 passagers ont embarqué. 1949 : la traversée transatlantique, et en avion qui plus est, n’est pas encore vraiment fréquente (!) et ce sont surtout des passagers aux solides moyens qui ont embarqué. Parmi eux Marcel Cerdan, le boxeur français à la notoriété invraisemblable à l’époque, en route pour essayer de récupérer le titre de Champion du Monde dans sa catégorie au cours d’un combat à venir, à New York, et Ginette Neveu, une violoniste virtuose d’une trentaine d’années qui part se produire dans une tournée américaine. D’autres que Marcel Cerdan et Ginette Neveu, des privilégiés aux moyens conséquents, tel le créateur marketing de la "marque" Walt Disney et quelques plus modestes également tels ces bergers basques qui partent pour un contrat de cinq années dans l’Ouest.
   
   Un problème survient et l’avion se trouve à 90 km du petit aéroport des Açores quand les pilotes croient repérer la piste d’atterrissage. Le Lockheed va se fracasser sur la montagne et il n’y aura pas de rescapés. Pour juger de l’impact qu’a eu l’évènement à l’époque, il faudrait imaginer aujourd’hui le crash d’un avion dans lequel se trouveraient Usain Bolt, le recordman mondial du sprint et Madonna par exemple (et là je ne me place qu’au plan notoriété !).
   
   Exit les bergers basques, l’homme d’affaires de Walt Disney, et Marcel Cerdan et Ginette Neveu. C’est ce vol – pour ce qu’on en connait – et les tenants et aboutissants du crash qui constituent la chair de ce roman. Et il me semble qu’Adrien Bosc verse dans un travers classique sitôt que nous sommes amenés à parler d’un disparu ; ses défauts disparaissent, on ne retient que les aspects positifs de la personnalité en question. D’où cette impression d’hagiographie que j’ai ressentie à la lecture de "Constellation". Il n’y a que des personnes formidables, dont la perte est terrible, et bla – bla – bla …
   
   J’avoue mon incompréhension du fait qu’Adrien Bosc ait reçu le Grand Prix du roman de l’Académie Française en 1014 pour ce "Constellation" ? Anecdotes, considérations téléphonées et psychologie facile … bon … ?

critique par Tistou




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