Lecture / Ecriture
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Envoyez la soudure ! de Carter Brown

Carter Brown
  Le mufle de la bête
  Envoyez la soudure !
  Cash-sex

Carter Brown est le nom de plume d'Alan Geoffrey Yates, auteur australien de romans policiers, né en 1923 et décédé en 1985.

Envoyez la soudure ! - Carter Brown

Assurances tous risques !
Note :

   Un peu de lecture nostalgique et bien facile ! Alors dans ce cas-là, retour sur mes lectures de l'adolescence. Adolescent pas bien futé, lectures quasiment indigentes, et je n'en ai aucune honte. Cela me faisait bien rigoler et, mais là, c'est plus grave, cela continue ! Et je n'en ai toujours aucune honte ! Indécrottable ! Ce roman entre dans la catégorie, non pas des ouvrages intellectuels, mais dans celle de livre dont le personnage principal est le lieutenant Al Wheeler. Un des héros récurrents le plus utilisé par Carter Brown.
   
   Un dénommé, Henry Farnham, alors qu'il était dans son état habituel, c'est à dire ivre-mort, est renversé par une voiture ! Le conducteur, bien évidement, ne s'arrête pas, ni à ce détail, ni même pour voir si la victime est encore en vie ! Ce n'est heureusement, pour nous lecteurs pas le cas, sinon il n'y aurait pas eu d'histoire ou du moins pas la même !
   
   Le problème est que ce quidam qui a eu la très bonne idée de passer sous les roues de ce véhicule inconnu avait une assurance vie qui va laisser sa veuve pour le moins très vite consolable (si ce n'est pas déjà fait !) Mais vous connaissez les assurances, pour prendre votre argent, pas de sous-ci, mais pour vous en rendre, c'est une autre paire de manches ! Donc le shérif supérieur hiérarchique d'Al (désolé de cette familiarité) présente à Lee Moss le chef du contentieux de la compagnie d'assurances qui aimerait bien avoir l'assurance de ne rien débourser, sauf si elle y est contrainte et forcée.
   Le pactole est pour Madame la veuve de feu l'assuré, alors aurait-elle donné un coup de main (ou de pouce) à son mari pour se retrouver malencontreusement sous cette automobile (qui elle, l'enquête le prouvera, n'avait aucun mobile) ?
   
   Pour résumer, le reste n'est entre autre qu'un défilé, mais c'est, comme d'habitude, de belles femmes toujours plus court vêtues, de la superbe veuve qui détestait son époux, une autre encore, brune, blonde ou rousse, je m'y perds, chargée d'encaisser les impayés de personnages indélicats, ou Annabelle, la belle Annabelle, secrétaire du shérif qui, elle, fait de la résistance malgré une cour assidue du lieutenant !
   
   Bref un truc sympa, comme l'époque où je lisais ce genre de littérature, pas prétentieux pour un sou, avec en prime quelques coquilles qui ne me dérangent pas plus qu'avant ! Un certain nombres de cadavres pour faire bonne mesure et épicer la chose, qui n'a pas besoin de cela !
   Il reste malgré tout quelques questions avant la fin de ce chef d’œuvre (c'est pour éviter les répétitions).
   Le mort : est-ce un crime ? Oui ou Non (Cocher la case correspondante).
   L'assurance sera t-elle obligée de verser la prime d'assurance à la veuve consolée (Merci Al Wheeler) ! Oui ou Non (Cocher la case correspondante).
   Le dit lieutenant aura-t-il une seconde chance ? Qu'enfin son numéro de charme avec la belle et fougueuse sudiste, Annabelle Jackson, donne le résultat escompté ? Oui ou Non (Cocher la case correspondante).
   Donc il ne vous reste plus qu'à lire cet ouvrage qui, je le reconnais bien volontiers, ne figure pas parmi les meilleurs de cet auteur à la bibliographie impressionnante !
   
   Des personnages très stéréotypés que l'on retrouve dans toute l’œuvre de Carter Brown. Policier dragueur et buveur, tombeur de ces dames, mais volant au secours de la veuve (surtout), de l'orphelin peut-être !
   Des dames charmantes sous (et même en dessous) tous rapports dont forcément une est soit une manipulatrice, soit manipulée.
   De vieux titres trouvés dans les brocantes au port du Dahouet qui nous en donnent pour notre argent.
   
   
   Extraits :
   
   - Je vous conseille de ne pas oublier que vous êtes censé découvrir un délit, pas en commettre un ! me lança Lavers.
   
   - L'ensemble avait un effet plutôt réfrigérant, bien que l'austérité du tailleur ne parvint pas à dissimuler des courbes voluptueuses sous-jacentes.
   
   - Souhaiter la mort de quelqu'un, et la préparer de sang-froid, ce n'est pas du tout la même chose.
   
   - "Les gonzesses, a dit je ne sais plus qui, sont sentimentales. Faites-les pleurer dans leur scotch, et tout ce qui vous reste à faire est de veiller à ce que le scotch ne soit pas trop dilué."
   
   - Elle portait un pyjama d'intérieur en orlon, composé d'une veste tombant sur les hanches, et d'un pantalon collant et long, particulièrement collant aux endroits stratégiques.
   
   - Vous vous trompez, dis-je en ouvrant la porte. Ce qui ternit la réputation d'une veuve, c'est les maris, quand ils meurent de cette façon !
   
   - Ma vie amoureuse n'était qu'un désert aride, peuplé de cactus rachitiques.
   

   Titre original : The Victim. (1959).

critique par Eireann Yvon




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