Lecture / Ecriture
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Les charbonniers de la mort de Pierre Magnan

Pierre Magnan
  Le sang des Atrides
  L'Arbre
  Le parme convient à Laviolette
  La maison assassinée
  Les charbonniers de la mort
  La naine
  Chronique d’un château hanté
  Les secrets de Laviolette
  Laure au bout du monde
  Elégie pour Laviolette
  Pour saluer Giono
  Ados: L'enfant qui tuait le temps

* Interview dans la rubrique "Rencontres"

Les charbonniers de la mort - Pierre Magnan

Les charbonniers de l’amour, aussi.
Note :

   Pierre Magnan est connu pour les épisodes du commissaire Laviolette. Dans « Les charbonniers de la mort », le commissaire Laviolette n’est pas né. Mais l ‘enquête est menée par le brigadier Laviolette, le grand-père du commissaire !
   
   Changement d’époque, mais non de lieu. Nous sommes ici dans le pays de Lure, sous la Montagne de Lure sur les flancs de laquelle des Piémontais d’origine, pour la plupart, vivent et entretiennent des feux pour fabriquer le charbon. Le charbon de bois. Mais certains ont aussi d’autres talents, comme de confectionner un aphrodisiaque puissant, prisé des notables des villes voisines. Hélas la formulation de l’aphrodisiaque semble très pointue et une ommission peut conduire à la folie sexuelle et la mort.
   
   Ce soir-là, le soir de la Saint-Pancrace, Rosito est déja parti livrer les cornets de poudre quand son oncle arrive avec un des adjuvants indispensables. Trop tard, et la poudre ainsi livrée se révèlera meurtrière. Le brigadier Laviolette peut alors rentrer dans la danse.
   
   Ce roman est un peu moins « naturel », un peu plus laborieux que ceux de la série des Laviolette. Mais tout aussi respectueux de la nature provençale et de ses habitants. Les gens y sont rarement noir intégral. Même les méchants ont de l’humanité. Et Dieu que la Provence est belle quand elle nous est contée par Pierre Magnan !
   «Avant de s’avancer dans le sous-bois, il observa Lure. Un morne crépuscule précédait le lever du jour. Sur tous les dômes de la montagne s’élevaient les fumées bleues des charbonnières. Elles ondulaient, hésitantes, cherchant le feu où s’appuyer. Mais l’air était immobile et les fumées retombaient flasques sur elles-mêmes.
   Generoso soupira. Il y était encore dans cette montagne ! … Il ne l’aimait pas. Elle était sans oiseaux, sans herbe, sans eaux. Les habitants disaient qu’elle était la plus vieille du monde. Belle jambe ! »

   Si vous voulez tout savoir sur «Telephora vesicans splendens» …

critique par Tistou




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