Lecture / Ecriture
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Le livre de Joe de Jonathan Tropper

Jonathan Tropper
  Le livre de Joe
  Tout peut arriver
  Perte et fracas

Le livre de Joe - Jonathan Tropper

Humour et émotion !
Note :

   Joe, personnage principal et narrateur de ce récit, a écrit un best seller qui lui a amené la célébrité et tout ce qui va avec : argent, superbe appartement, voiture de luxe, filles faciles. Ce livre à succès est un roman autobiographique dans lequel il ne s'est pas privé de critiquer son village natal où il pensait ne jamais remettre les pieds. Mais c'est compter sans l'attaque cardiaque de son père qui oblige Joe à retourner sur les lieux de son enfance et de sa jeunesse, 17 ans après, et à retrouver son frère et sa belle-sœur qu'il n'aime guère mais aussi les personnes qu'il a caricaturées ou mises en cause dans son récit. L'occasion pour lui de voir ressurgir ses souvenirs de jeunesse et de revivre des moments douloureux. Un difficile face à face avec les autres mais aussi avec lui même l'attend... D'autant que son deuxième livre ne semble pas recueillir les faveurs de son agent et qu'il est en panne d'inspiration pour le troisième…
   
   Voici un livre hilarant, drôle, caustique, frais, revigorant, je n'ai pas assez de mots pour dire tout le bonheur que j'ai pris à lire ce roman qui ne manque par ailleurs pas de force. En effet, derrière le rire, beaucoup d'émotion traverse ce récit qui aborde de nombreux thèmes : les relations familiales difficiles, l'amitié, l'amour, la solitude, la maladie, la mort, l'homo phobie, la responsabilité de l'écrivain, notamment dans les récits autobiographiques : jusqu'où peut-il aller s'il ne veut pas blesser autrui et jusqu'où doit-il aller s'il veut rester honnête envers lui-même et les autres, les souvenirs de jeunesse aussi, qu'il faut savoir gérer, notamment lorsqu'on retrouve des années après des personnes qui ont compté.
   
   Un très grand livre que j'ai lu d'une traite. Une belle découverte que j'aimerais que beaucoup d'entre vous partagent avec moi !
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critique par Clochette




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Un livre idéal pour remédier à une panne de lecture
Note :

   Le bandeau de ce livre de l’édition de poche (10/18) m’intrigue : « RÉVÉLATION ! »
   Ah ?
   Révélation, révélation… d’après plusieurs définitions, il s’agirait en fait d’une découverte. Mais alors découverte de quoi ?
   …d’un style, d’une écriture ?
   Euh ! je reconnais que l’auteur manie fort bien la narration accrocheuse. Le style est assez dense et pourtant sa lecture est d’une grande fluidité. Certains pourront dire que ces adjectifs sont des antonymes ! Peut-être mais ici je trouve qu’ils vont assez bien de pair. De plus, malgré les innombrables retours sur le passé du narrateur, le récit est rigoureusement construit pour que le lecteur ne s’y perde pas. Puis, l’auteur maîtrise l’humour finement dosé qui ponctue le récit sans l’éclabousser.
   Il s’agit donc bien d’une écriture très agréable qui se lit avec plaisir. De là à dire qu’il s’agit d’une découverte… Pour ma part, il lui faudrait ce petit plus d’originalité, de mordant subtil pour lui attribuer le terme de révélation.
   
   Découverte ?
   …d’une histoire singulière alors ?
   Euh ! C’est celle d’un homme, Joe Goffman, écrivain à succès (enfin, il n’a écrit qu’un seul livre), qui retourne dans sa ville natale (Bush Falls dans le Connecticut) après dix-sept ans d’absence pour se rendre au chevet de son père gravement malade. Au fur et à mesure qu’il réinvestit les lieux de sa jeunesse, il exhume son propre passé tourmenté. Passé qu’il a d’ailleurs déjà largement étalé dans ce livre autobiographique corrosif qui l’a rendu célèbre. Seulement, l’enfant du pays va subir un accueil tout en hostilités de la part de ceux dont il a largement dévoilé et sali les secrets à travers son récit.
   
   Une histoire aux rebondissements juste là où il faut pour donner du rythme et tenir en haleine, aux émotions qui auraient tendance à dégouliner par moments, aux sarcasmes édulcorés sur la société américaine, aux personnages s’inscrivant parfaitement dans la grille des caractères imposés… Puis surtout, c’est une histoire qui fait la part belle au rôle d’antihéros qui plaît de plus en plus dans les romans, celui qui a ce besoin compulsif de réparer ses torts et de corriger son passé.
   Bref, l’auteur détient à coup sûr la recette inratable du roman à succès qu’il suit scrupuleusement. Mais, franchement je n’y trouve rien de vraiment inédit.
   
   Alors, révélation ? Non, là, je ne vois toujours pas.
   
   Pourtant, ce livre, qui se lit allégrement et dont l’histoire se parcourt avidement même si elle est courue d’avance et sent beaucoup les séries hollywoodiennes, est celui qui vient de me sortir d’une grande période de panne. Il m’a permis de réamorcer ma pompe à lecture alors je ne dénigrerai certainement pas le plaisir d’avoir passé somme toute un agréable moment en sa compagnie.
    ↓

critique par Véro




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Home sweet home
Note :

   Bush Falls, et son équipe de basket.
   Monde sportif autour duquel toute cette petite ville tourne en plus de son usine qui fait vivre ses habitants. Chacun connaît tout sur tout le monde et l'ordre et le ballon prédomine la tranquillité de la bourgade aux deux cascades auprès desquelles les adolescents se retrouvent, attendant la chute mortelle ou non du fou qui s'élancera de là-haut.
   
   Mais un enfant du pays n'a pas assimiléde la même manière les moeurs de la bourgade: Joe.
   Obligé de revenir dans cette ville, il sait qu'il n'y sera pas accueilli avec les honneurs dus à sa notoriété. En retournant vers son passé, il va devoir revenir en arrière, faire les deuils de son enfance et adolescence, s'ouvrir au monde des adultes, même si lui-même est sensée en faire partie. Il va progressivement comprendre la peine de son père, par exemple, confronté au suicide de sa mère; une souffrance qu'il a ignorée, confronté à sa propre peine et aux difficultés liées à son âge, à sa manière d'être différent, tout comme ses amis.
   
   Les premières pages se dévorent tant je me demandais comment ce retour à l'enfance-adolescence, à la vie "provinciale" allait se dérouler. Parallèlement, Jonathan Tropper nous fait revivre les événements de la vie de cet adolescent dans les années 86 qui l'ont poussé à quitter sa région d'origine et à ne plus y revenir.
   
   C'est parfois drôle, parfois un peu pesant, mais les questions et les réponses de cet ex grand enfant trouvent leur place.
   
   Certaines situations m'ont semblé un peu téléguidées, mais le tout se laisse lire sans déplaisir. Par contre c'est réellement la vie d'une ville américaine, et le succès fut peut être moins au rendez-vous en France pour ce roman de ce fait, même si j'ai lu que beaucoup de bloggueurs avaient accroché.

critique par Delphine




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