Lecture / Ecriture
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Sylvius de Henri Bosco

Henri Bosco
  Le Mas Théotime
  Sylvius

Henri Bosco est né en 1888 à Avignon. Il a enseigné en Algérie, en Afrique, en Italie. Il a obtenu le Prix Renaudot en 1945 pour "Le mas Théotime"
Il a reçu le Grand Prix national des lettres en 1953

Sylvius - Henri Bosco

Une douceur tragique
Note :

   C’est une histoire de famille, les Mégremut, une belle famille qui peuple tout le village de Pontillargues et même les environs, une famille unie comme les doigts de la main.
   
   Il va sans dire que l’on est attaché à son coin de terre chez les Mégremut, on reste entre soi, personne n’aurait l’idée saugrenue de partir sur les routes.
   
   C’est Sylvius qui va être pris un jour par l’envie du départ.
   
   Curieux que Sylvius soit celui qui cède à la tentation car dans la famille il passait pour le sage mais aussi le prudent qui a toujours peur de manquer, sa maison est un vrai garde-manger
   "Là s’alignaient jambons salés, saucissons drus, guirlandes d’oignons mordorés, claies rayonnantes de tomates, melons d’hiver suspendus au plafond, légumes secs, cornichons, piments, bocaux de gelées brunes ou roses, poissons fumés, coulis, conserves…"
   et pour cela il est souvent sur les routes mais toujours il revient à Pontillargues.
   
   Oui mais voilà un soir de chandeleur tout neigeux il a la curiosité d’aller voir un peu plus loin et tombe sur une troupe du voyage.
   
   Surprise tout le village est à la fête donnée par les théâtreux de passage et Sylvius oubliant ses provisions, sa famille et son village, se joint à la troupe des comédiens ambulants.
   
   Mais la famille menée par Philomène veille au grain.
   
   Je vous laisse découvrir comment va s’organiser la récupération de Sylvius.
   
   C’est un roman très attachant, court comme une longue nouvelle, simple, des personnages plein de mélancolie, un roman d’une douceur tragique que j’ai beaucoup aimé.
   
   Henri Bosco sait parfaitement évoquer le rêve, les liens familiaux parfois étouffants, l’étrangeté du voyage, le mystère qui va s’attacher à Sylvius.

critique par Dominique




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