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Les Avatars de Sherlock Holmes de Collectif

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Les Avatars de Sherlock Holmes - Collectif

Textes : Fin XIXe - 1ère moitié XXe
Note :

   Difficile de résister aux belles couvertures de la collection consacrée à Sherlock Holmes par les éditions Rivage / Noir. J'ai encore beaucoup à apprendre sur Holmes mais, comme toute amatrice de l'Angleterre qui se respecte, j'ai toujours été attirée par ce personnage que l'on connaît souvent davantage à travers les adaptations que par les romans et nouvelles d'origine - Le Chien des Baskerville mis à part.
   
   "Les Avatars de Sherlock Holmes" réunit une série de pastiches de la fin du XIXe / 1ère moitié du XXe, comptant parmi leurs auteurs James M. Barrie, A. A. Milne ou encore P.G. Wodehouse. C'est donc la curiosité qui m'a poussée à découvrir ces courtes nouvelles assez inégales.
   
   James M. Barrie, "Une soirée avec Sherlock Holmes" : texte relativement amusant où le narrateur dit avoir demandé à rencontrer le grand Sherlock lors d'une soirée, pour le battre à plate couture sur son domaine d'excellence, soit sa capacité à deviner "d'un seul coup d’œil le menu de votre dîner du jeudi précédent".
   
   P.G. Wodehouse, "Extraits du carnet d'un détective" : dans un club de gentlemen, un homme explique comment il a démasqué Holmes, qui serait en réalité un criminel. Il déroule son raisonnement totalement tiré par les cheveux. C'est là que réside l'humour mais venant de cet auteur on aurait pu s'attendre à plus drôle. Where is Jeeves ?! Le seul trait d'humour qui m'ait arraché un sourire figure à la première page.
   
   E.F. Benson et Eustace H. Miles, "Le Retour de Sherlock Holmes" : voilà qui me rappelle les récits Mapp & Lucia repérés pour la première fois en visitant la maison de Henry James à Rye, j'aurais sans doute mieux fait de commencer par là ! Un texte où l'on découvre que Sherlock n'a pas disparu dans les chutes à cause de Moriarty, mais qu'il a fui Watson car il ne le supportait plus. Heureusement, il revient pour le meilleur et pour le pire, en disant "il y a en vous quelque chose qui l'emporte sur tout cela, je l'ai compris (il vient de dresser la liste de ses défauts). C'est votre incomparable médiocrité d'esprit et de style, qui se trouve être le médium le plus adapté pour narrer mes aventures, car il laisse l'esprit du lecteur entièrement libre pour suivre ce que je fais."
   

   A. A. Milne, "L'enlèvement de Sherlock" : quelques pages qui, à vrai dire, ne méritent pas que l'on parle d'elles. La finesse du texte se résume à sa touche finale, "[Moriarty] n'existe pas, dit-il. C'est juste une marque de porridge". No comment.
   
   John Kendrick Bangs, "Une énigme pragmatique" : Les capacités de déduction du grand détective sont tournées en ridicule à travers un Holmes très pompeux qui explique à Watson tout ce qu'il sait de ses faits et gestes récents... en s'appuyant sur des observations sans queue ni tête puisqu'ils ont passé tout ce temps ensemble et que sa capacité de déduction n'a rien à voir là-dedans. Agaçant. A noter au passage quelques moqueries concernant les étudiants américains ("des joueurs de football s'engageant pour un parcours de quatre ans dans une institution savante") et Henry James, que personne ne comprend.
   
   Stephen Leacock, "Tiré par les cheveux" : une bonne ouverture : "A présent, le mystère avait atteint son apogée. Premièrement, l'homme avait, sans nul doute possible, été assassiné. Deuxièmement, personne n'aurait pu le faire, c'était absolument certain." Une histoire courte à l'humour un peu sommaire, mais l'absurde fait davantage sourire ici que dans la plupart des textes précédents. Holmes compte identifier un coupable en recherchant le propriétaire d'un cheveu retrouvé sur le lieu du crime. Après avoir passé les rues au peigne fin, il jette son dévolu sur un homme à casquette qui s'avère être chauve et Holmes, plutôt que de reconnaître son erreur, déclare que l'homme n'en était pas à son premier forfait.
   
   Robert Barr, "Le Mystère de Pegram" : Holmes accepte de résoudre un mystère qui passionne tout Londres, celui d'un homme retrouvé mort dans le compartiment d'un train dans des circonstances inexpliquées. A partir de déductions et de calculs, Holmes conclut à un suicide et retrouve l'arme (que le suicidé a jeté par la fenêtre...). Grâce à lui, la police retrouve les propriétaires de l'arme et, officiellement, les vrais coupables... Un texte un peu plus abouti, sans être renversant.
   
   Robert Barr, "L'affaire du second butin" : Où l'on découvre le triste sort réservé à Holmes. Un Holmes bête comme ses pieds, il faut bien l'avouer. Ce texte, comme le précédent, est un peu au-dessus du lot.
   
   Vous l'aurez compris, ce recueil présentera probablement davantage d'intérêt aux collectionneurs, qu'ils soient holmesiens ou férus de littérature anglo-saxonne. Une curiosité, sans plus.

critique par Lou




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