Lecture / Ecriture
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Le patriote de Pearl Buck

Pearl Buck
  La Mère
  Vent d’Est, Vent d’Ouest
  Impératrice de Chine
  Pavillon de femmes
  La Terre chinoise
  Le patriote
  Pivoine
  Fils de dragon
  L'arc en ciel

AUTEUR DES MOIS D'août & septembre 2019


Pearl Buck (née Sydenstricker ) est née en Virginie en 1892, mais elle n'a que trois mois lorsque ses parents, missionnaires presbytériens, partent s'installer en Chine où elle deviendra parfaitement bilingue. Elle reviendra en Virginie pour ses études universitaires puis retournera vivre en Chine qu'elle devra fuir finalement en 1927, lors de "l' incident de Nankin . Elle vivra alors un an au Japon, puis reviendra s'installer aux USA en 1933. Elle n'a jamais pu retourner en Chine.

Elle avait publié son premier roman Vent d'Est, Vent d'Ouest en 1930 et avait connu tout de suite un immense succès. Le deuxième, Terre chinoise lui vaudra le prix Pulitzer en 1932, faisant d'elle la première femme à obtenir ce prix.

Sa production est nourrie de sa connaissance profonde de la Chine et du Japon ainsi que de son amour pour ces pays et ces populations. C'est ce qui, allié à une belle écriture, fait la valeur de son œuvre. Elle reçoit le Prix ​​Nobel de littérature en 1938.

Après son retour aux États, elle milite pour les droits des femmes et des groupes minoritaires et écrit abondamment sur les cultures chinoise et asiatique, romans, nouvelles, théâtre et essais.

Pearl Buck est décédée le 6 mars 1973 d'un cancer du poumon, laissant une œuvre considérable et tout à fait particulière.

Le patriote - Pearl Buck

Chiang Kaï-Shek
Note :

   Injustement oubliée, Pearl Buck mérite largement d'être rappelée à nos esprit volages. Le patriote que j'ai choisi de lire pour le Mois Pearl Buck est un grand roman. On peut le classer dans la catégories des romans historiques si l'on veut souligner le fait qu'il montre de façon précise et documentée, la Chine devenant celle de Chiang Kaï-Shek ainsi que le début de sa guerre avec le Japon.
   
   Nous suivons I-Wan, fils d'un très riche et influent banquier de Shanghai. Il s'éprend de l'idéal communiste pendant ses études et prépare avec eux l'insurrection de la ville pour soutenir l'arrivée de Chiang Kaï-Shek, mais ce dernier, qui n'a jamais aimé les communistes, préfère les livrer et conclure un accord avec les autorités. Des milliers de communistes sont tués, I-Wan perd ses amis et ne devra la vie qu'à la position de son père qui, partie prenante du dit accord, parvient à lui faire quitter le pays en catastrophe vers le Japon où il vivra chez un ami de son père qui fait le commerce international d’œuvres d'art asiatiques. Il y restera dix ans. Pendant ce temps, le Japon et la Chine entrent en guerre, une guerre longue, cruelle et très meurtrière. I-Wan se retrouve bientôt dans une situation intenable.
   
    On peut, disais-je considérer que nous avons là un roman historique compte tenu de tout ce qu'il nous apprend sur l'histoire de la Chine et du Japon du début du vingtième siècle. Il nous présente les faits (que nous ne connaissons pas forcément en détail) mais également les personnages et en particulier ce Chiang Kaï-Shek au caractère si puissant qu'il impressionnait et dominait tous ceux qui l'approchait (et qui auraient parfois mieux fait de chercher à bien comprendre ses buts ultimes).
   
   Mao n'est pas encore en vue.
   
   Nous découvrons également les fonctionnements de la vie quotidienne de cette époque, tant en Chine qu'au Japon (et c'est pour constater sans surprise que le patriarcat est partout tout puissant)
   
   C'est un roman passionnant aussi par la justesse de ses personnages et la finesse du portrait qui fait que bien que leurs psychologies soient bien éloignées des nôtres, nous parvenons sans peine à suivre leurs pensées et à les comprendre. Nous sommes également intéressés par les péripéties de leurs vies et, chaque fois que nous en perdons un de vue, nous nous demandons ce qui lui arrive pendant ce temps. Le suspens sur leur avenir dure jusqu'à la dernière page

critique par Sibylline




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