Lecture / Ecriture
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Je vais bien, ne t’en fais pas de Olivier Adam

Olivier Adam
  Passer l'hiver
  Je vais bien, ne t’en fais pas
  A l'abri de rien
  Des vents contraires
  Poids Léger
  Le cœur régulier
  Dès 09 ans: Personne ne bouge
  Les lisières
  Peine perdue
  La renverse
  Chanson de la ville silencieuse
  Ados: La tête sous l'eau

Olivier Adam est né en 1974 et a publié son premier roman ("Je vais bien, ne t’en fais pas") à 26 ans. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma.

Il vit actuellement près de Saint Malo.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Je vais bien, ne t’en fais pas - Olivier Adam

Vérité ordinaire
Note :

   Claire est caissière au Shopi du coin, vit dans un petit appart’ tout ce qu’il y a de plus sobre et partage son temps libre entre sorties foireuses et rencontres amoureuses à deux balles. Rien de très sensationnel. Sa vie se perd ainsi doucement dans un ordinaire sombre et fade.
   
   Une chose l’obsède pourtant. La disparition de son frère Loïc. Ce frère tant aimé, l’ami, le confident, le complice, a claqué la porte du domicile familial le jour de ses dix-huit ans et depuis, à part quelques rares signes, griffonnés sur une carte postale, plus de nouvelles…
   
   Elle va décider de profiter de quelques jours de vacances pour partir à sa recherche. Destination Portbail, lieu de provenance de la dernière carte. Mais au cours de ce voyage, elle va s’apercevoir que ce père qui est à l’origine du départ de Loïc en sait davantage…
   
   L’auteur nous livre ici un texte court. Pas vraiment des phrases, mais plutôt des mots, comme des impacts. Des mots crus, simples, très ordinaires comme pour mieux nous montrer que nos quotidiens ne le sont pas moins. Compter deux bonnes heures pour vous plonger pleinement dans ce livre, dans cette atmosphère maussade, morne, et d’un trait, savourer cette histoire commune qui nous ressemble tant….une parmi tant d’autres…
   
   Je découvre Olivier Adam avec ce récit, et même si en ce qui me concerne, ce livre ne sera pas celui de l’année, j’ai découvert une force et un talent qui m’ont donné envie de replonger pour une dose…j’ai retrouvé certaines sensations, si j’ose dire, qui m’on rappelé un autre récit non moins choc par sa sobriété, sa simplicité à évoquer le réel, le malheur tel qu’il est : un certain «Bord de mer» de Véronique Olmi.
    ↓

critique par Patch




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Je vais bien … mon œil!
Note :

   Deux choses en préalable au sujet de ce roman :
   D’abord il semble diviser largement le corps  "lectoral". Clairement, on adore ou on déteste. Un "livre – fracture".
   Ensuite, s’agissant d’un roman porté à l’écran on peut lire parfois des comparaisons du style "vous avez vu le film, ne lisez pas le livre, il est nul". Si, si, je vous jure, on trouve ce genre de réflexions! Alors je pousse un long cri de frustration, face tournée vers le ciel. Que le Dieu des lecteurs damne ces renégats qui, effectivement, n’ont rien à faire avec un livre entre les mains!
   
   Le thème de "Je vais bien, ne t’en fais pas" est dur, du genre à vous bouffer la vie.
   
   Un des deux enfants de la famille, Loïc, le garçon, est parti. Grand le garçon, mais parti, laissant ses deux parents anéantis et sa sœur Claire, sœur aînée, en proie aux doutes perpétuels et à la douleur. C’est à cette sœur qu’Olivier Adam s’intéresse dans ce roman. Plutôt larguée, se posant trop de questions, n’ayant plus aucune estime d’elle, elle a un emploi alimentaire de caissière dans un supermarché et va de rencontres ratées en échecs à répétition.
   
   Mais il y a Loïc. Le disparu. Qui de temps en temps se manifeste – uniquement auprès de Claire – par l’envoi de cartes postales, sibyllines pour l’essentiel ("je vais bien, ne t’en fais pas"), qui arrivent chez les parents. Et puis sur la dernière carte il y a le lieu et la date d’expédition : Portbail, un coin paumé de Normandie. Claire a quelques jours de vacances. Elle n’en peut plus de la situation et sans rien dire à personne part. Elle part à Portbail pour peut-être…
   
   C’est un livre terrible, très sensible et qui ne laisse pas indifférent. Manifestement!

critique par Tistou




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