Lecture / Ecriture
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La Main Droite du Diable (Jack Taylor, 5) de Ken Bruen   

Ken Bruen
  Hackman Blues
  London Boulevard
  La Main Droite du Diable (Jack Taylor, 5)
  Blitz (Série R&B -4)
  Le martyre des Magdalènes (Jack Taylor, 3)
  Delirium tremens (Jack Taylor, 1)
  Toxic Blues (Jack Taylor, 2)
  Le dramaturge (Jack Taylor, 4)
  En ce sanctuaire (Jack Taylor, 7)
  Vixen (Série R&B -5)
  Le gros coup (Série R&B -1)
  Le mutant apprivoisé (Série R&B -2)
  Rilke au noir*
  Cauchemar américain
  Une pinte de Bruen (Vol.1 )
  Une pinte de Bruen (Vol.2)

Né à Galway en 1951, après une carrière d'enseignant d'anglais qui le mène en Afrique, en Asie du sud-est et en Amérique du Sud, il décide de se consacrer à l'écriture.

Auteur de polars, Ken Bruen crée le personnage de Jack Taylor. (Nous indiquons l'ordre de parution des romans de la série car il est préférable de les lire dans l'ordre à cause des personnages récurrents.)

La Main Droite du Diable (Jack Taylor, 5) - Ken Bruen

Pas le gendre idéal
Note :

   Connaissez vous Jack Taylor? Le privé irlandais le plus désespéré qui soit, son alcoolisme suicidaire l’a conduit en enfer, enfermé en hôpital psychiatrique depuis des semaines, anéanti par la mort accidentelle d’une enfant dont ses amis lui avaient confié la garde. À sa sortie de l’hôpital, il n’a plus «qu’un pantalon, une chemise et un rosaire» la trousse de survie Irlandaise selon lui. Sortir de l’hôpital c’est bien mais ne donne aucune solution aux problèmes de Jack Taylor.
   
   Tous ses amis sont morts ou lui ont tourné le dos, il n’a plus de toit, plus d’argent, il envisage de passer l’annonce suivante «ivrogne, petite cinquantaine, récemment libéré de l’asile psychiatrique, cherche emploi bien rémunéré». Le ton est donné.
   
   Les nuits sans sommeil, l’envie de boire et les accès de violence sont toujours son quotidien. Pourtant de petites lueurs apparaissent dans son univers sombre et désespéré: un nouvel associé, improbable mais persévérant, une solution inattendue à son problème de logement, l’aide d’une ancienne collègue de la police de Galway qui a elle-même quelques difficultés dans l’existence.
   
   C’est un fait-divers qui va lui donner la possibilité de remettre en selle. Un prêtre a été assassiné, la victime, le Père Joyce, a été rattrapé par un passé de pédophile notoire, trouvé décapité dans son confessionnal. Voilà qui indispose l’Eglise et la police. Les soupçons se portent sur ses anciennes victimes, mais toutes ne sont peut-être pas identifiées. Plus proche de l’assassin que de la victime, Jack Taylor va pourtant s’acharner à découvrir la vérité même si pour cela il doit se frotter à son ennemi intime, le Père Malachy.
   
   La langue de Ken Bruen est dure, coupante, les dialogues sont survoltés, son héros est attachant et s’inscrit dans la lignée des Matt Scudder et Harry Bosch, le catholicisme en prime... C’est la cinquième enquête de Jack Taylor et pour moi la meilleure. Le rythme du récit est haletant, l’humour toujours présent malgré la dureté du sujet, et puis j’aime que l’histoire soit ponctuée de références musicales, philosophiques (Pascal, Merton) poétiques.
   
   Les quatre autres titres de la série "Delirium Tremens", "Toxic Blues", "Le martyre des magdalènes" et "Le Dramaturge"

critique par Dominique




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