Lecture / Ecriture
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Furie de Salman Rushdie

Salman Rushdie
  Les enfants de minuit
  Les versets sataniques
  Dès 10 ans: Haroun et la mer des histoires
  Est, ouest
  Le dernier soupir du Maure
  Furie
  Shalimar le clown
  L'Enchanteresse de Florence
  Patries imaginaires
  Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits
  La maison Golden

AUTEUR DES MOIS DE JUIN & JUILLET 2009

Salman Rushdie est un écrivain britannique d'origine indienne, né à Bombay le 19 juin 1947. Il a émigré avec sa famille au Pakistan après la partition de l'Inde. Il a actuellement la nationalité britannique et, ayant été anobli en 2007, est devenu Sir Ahmed Salman Rushdie.

Depuis la publication de son roman 'Les versets sataniques', sa vie est menacée, suite à un appel à l’assassinat lancé par l’ayatollah Khomeini et il doit faire l’objet d’une protection constante.

Il a écrit une quinzaine d’œuvres, pour la plupart des romans, mais également des essais et a obtenu de nombreux prix dont le Booker Prize en 1981 pour "Les enfants de minuit".

Traduite dans une douzaine de langues, la valeur de son œuvre est internationalement reconnue.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Furie - Salman Rushdie

Foisonnant …
Note :

   Intéressant mais trop foisonnant à mon goût. Un peu de mal à démêler l’indispensable de l’accessoire dans ce conte - plutôt qu’histoire – qui pourrait être philosophique. Je ne sais pas pourquoi, je pense à Doris Lessing et son «Le cinquième enfant» en écrivant ce qui précède, tout aussi conte et tout aussi philosophique, mais qui a sa cohérence et qui ne perd pas son sel au fil d’occurrences sans cesse plus déroutantes les unes que les autres.
   
   Donc foisonnant… : Malik Solanka, professeur d’anglais recyclé en créateur de poupées devenues mondialement célèbres, s’est enfui aux Etats-Unis, à Manhattan. Enfui pour mettre un océan entre lui et un instinct homicide qu’il eût une nuit vis-à-vis de sa femme aimée, et qui (qu’il) aime toujours. C’est l’occasion pour Salman Rushdie de «dézinguer» la civilisation américaine puisque Malik va abhorrer ce qu’il va connaître de Manhattan sans s’en détacher pour autant. Ou plutôt si, il s’en détachera, mais trop tard. Il sera parvenu à épuiser le trésor de compréhension et d’affection de sa femme et perdra tout au bout du compte.
   
   Dit ainsi ça peut paraître cohérent. C’est en fait beaucoup plus compliqué que cela – eh oui, je ne suis pas Rushdie ! – et … ça noie le propos, ça distrait de l’essentiel. Pourquoi vraiment aller imaginer des choses si compliquées? Bon, OK, Malik est colérique et aurait facilement tendance «à péter un plomb», mais … je ne suis pas certain pour autant que Salman Rushdie positionne son Malik dans une humanité crédible. Et ces digressions sur les poupées «pensantes» qu’il crée et d’autres «poupées», de chair cette fois, qui seraient éliminées par un tueur fou … ? Enfin quoi penser des personnages à la stabilité psychique vacillante qui viennent évoluer autour de Malik à Manhattan … ?
   
   Après tout, peut-être est-ce moi qui n’ait pas tout compris? Déçu après le flash que j’avais ressenti à la lecture de «Shalimar le clown» du même Rushdie.

critique par Tistou




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