Lecture / Ecriture
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La dame qui aimait les toilettes propres de James Patrick Donleavy

James Patrick Donleavy
  La dame qui aimait les toilettes propres

La dame qui aimait les toilettes propres - James Patrick Donleavy

Rions vite pour ne pas en pleurer
Note :

   Dans la vie de Jocelyn Jones, tout fout le camp… à 42 ans, son mari la quitte pour une plus jeune et plus pulpeuse et ses enfants semblent prendre le parti de leur père. Et pourtant, elle avait tout pour elle, une belle maison, une inscription au très select Country club, des amis riches, un statut qui faisait des envieux. Lorsque le divorce est prononcé, elle perd tous ses biens à cause d’un conseiller qui la ruine en ses placements hasardeux… Sans le sou, elle envisage toutes les reconversions possibles de serveuse à prostituée... Toujours une arme dans son sac à main et flirtant sans cesse avec la folie aux yeux des autres, elle s’enfonce dans une routine morose et sans issue, avec une étrange obsession pour les toilettes immaculées. En testant celles d’une entreprise de pompes funèbres, elle va mettre involontairement un coup de pied au cul de son destin… et on se demande si finalement c’est vraiment elle qui est folle ou la société qui l’entoure…
   
   Cynique, drôle, caustique, sombre… voila pour les termes qui décriraient ce roman original et vraiment poilant. Jocelyn est impayable avec ses pensées toujours un peu salaces malgré sa volonté de garder un statut de dame pour plaire à sa défunte grand-mère.
   
    C’est hilarant et en même temps terriblement grave car on suit le déclin d’une femme qui n’est plus rien sans son statut social qu’elle perd en divorçant. L’auteur se permet d’aborder des thèmes comme la prostitution ou le suicide avec une apparente légèreté qui peut faire grincer des dents...
   
   A lire et à prendre au deuxième degré!
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critique par La Dame




* * *



Peu notable...
Note :

   Amatrice d'humour à l'anglaise, j'ai été de suite intriguée par le titre de ce court roman américain de J.P. Donleavy, "La dame qui aimait les toilettes propres". J'imaginais déjà l'humour pince sans rire dans un cadre new-yorkais et me réjouissais à l'avance. Autant le dire de suite : c'est une vraie déception.
   
   La quarantaine, un physique avantageux, Jocelyn vient de se faire quitter par son mari, parti avec une jeunette. Ses deux enfants adultes ne viennent jamais la voir. Jocelyn mène donc une vie bien morose et tourne en rond dans sa somptueuse maison ancienne. Elle boit comme un trou, fait des signes de la main à une jeune femme menottée et dénudée qui la regarde depuis la maison d'en face (femme qui fait de ponctuelles apparitions mais n'occupera jamais une place plus importante dans le récit, si bien qu'on se demande bien ce qu'elle vient faire là). Un soir déprimant où elle est seule pour son anniversaire, Jocelyn prend son fusil et tire sur sa télé. No comment.
   
   Suite à des soucis divers et variés, notre amie Jocelyn tombe dans une spirale infernale, perd sa maison, sa fortune et dès lors, ses "amis", à l'exception des maris qui semblent trouver normal voire généreux de venir la trouver pour une petite partie de jambes en l'air. Jocelyn se met à travailler, on s'attendrait peut-être à un petit conte moral ou à une prise de conscience et un réveil de notre apathique Jocelyn. Que nenni! Désagréable, nombriliste, arrogante, molle, Jocelyn reste de bout en bout un personnage sans intérêt, qui n'évolue pas et semble vivre dans un monde parallèle sans pour autant nous faire rire avec ses quelques excentricités et son obsession des toilettes propres (car c'est une belle du sud et une dame, comme le lui a bien mis en tête sa grand-mère, propriétaire d'une plantation). Aucunement crédible, elle troque son costume de bourgeoise mal dans sa peau pour celui d'une femme vulgaire, parlant de sexe avec la subtilité d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Même son amour de l'art et ses fréquentes visites de musée ne sont pas parvenus à la rendre plus intéressante.
   
   A noter quelques touches d'humour. Par exemple "Ô mon Dieu, ce salaud d'ivrogne a percuté le bel érable caché au tournant de l'allée. Oh, nom de Dieu, il est mort. Ou pire, il a massacré l'arbre" (p 83).
   
   Un texte décevant, un style peu agréable (du moins tel qu'il ressort à la traduction puisque je l'ai trouvé dans sa version française). Il se lit vite mais s'oubliera aussi vite ensuite. J'ai néanmoins noté deux titres du même auteur qui m'intriguent. Si je lis de bonnes critiques à leur sujet je tenterai peut-être ma chance : "Le Destin de Darcy Danger Gentleman" et "Un Conte de Fées new-yorkais".

critique par Lou




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