Lecture / Ecriture
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Spirales de Tatiana De Rosnay

Tatiana De Rosnay
  Spirales
  La mémoire des murs
  Elle s’appelait Sarah
  Le cœur d'une autre
  Moka
  Le Voisin
  Boomerang
  Rose
  A l'encre russe
  Manderley for ever

* Interview dans la rubrique "Rencontres"

Spirales - Tatiana De Rosnay

Suspense hitchcockien
Note :

   La quatrième de couverture annonce un suspense hitchcockien pour ce thriller au rythme impétueux et je me range volontiers derrière cette analyse.
   
   Aussitôt après lecture du dernier chapitre, j’ai tout d’abord pensé que cette fin faisait plutôt perdre de sa force à ce thriller. À ce moment, je l’attendais, plus surprenante, en tout cas plus singulière. Car après avoir été emportée par le rythme haletant de la narration et de l’intrigue, cette chute me semblait pour le moins un peu mièvre.
   
   Puis, après un temps de recul, je me suis ravisée pour percevoir, au bout du compte, ce livre sous un tout autre angle. Cet épilogue prouve alors que, sous couvert d'une puissante intrigue, ce roman est aussi une approche psychologique du personnage principal. Cette femme, enfermée dans sa condition bourgeoise et si bien rangée du seul côté du Bien, aspire secrètement à des pulsions inavouables. Prisonnière du qu’en dira-t-on surtout dans le milieu aisé de son mari (celui de l’édition), elle subit au fond d’elle-même une forme de claustration. Malgré ses multiples activités caritatives, cette profonde lassitude la mène inconsciemment à souhaiter s’évader pour vivre des sensations vives et illégitimes.
   
   Un bon moment de lecture, rapide et pantelant, pour une intrigue menée ‘tambour battant’.

critique par Véro




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Vertigineux
Note :

   Quinquagénaire, belle, riche bourgeoise, Hélène, ne travaillant pas, décide de passer sa vie à s’occuper des autres. Effectuant de temps en temps la permanence à la halte-garderie qu’elle a contribué à créer, elle passera ensuite s’occuper de la bibliothèque, faire un peu de bénévolat dans une association, les visites aux amies malades, sans oublier sa belle-mère, vieille femme un peu bougonne, édentée à l’haleine putride…
   
   Vivant un petit hôtel particulier, c’est ici qu’elle continuera son rôle de dévouée, mais cette fois auprès de son mari, Henri, éditeur célèbre. Pour lui, elle recevra, avec convivialité et simplicité, lors de nombreuses soirées, invités de marque, connaissances. Le concernant, une seule chose la préoccupe, celle de ne pas ternir la réputation de son illustre mari…
   
   Une vie bien remplie, en somme, mais dont le seul bénéfice ira en faveur des autres. Elle sait qu’à force, les regards qui se posent sur elle ne vont plus que pour la ‘Sainte-Hélène’ comme la nomme gentiment son fils Julien, celle qui fait, qui agit pour…
   
   Mais une après-midi, tout ce petit monde si bien ordonné, cette vie sans histoire, va se transformer en cauchemar. Lors d’une visite à une de ses amies malade, elle croisera le regard, inconnu, de cet homme... et sur un coup de tête, finira dans son lit. Ce bel inconnu va l’emporter, la posséder, l’amener à redécouvrir des sensations oubliées, lointaines, lui rendre son existence de femme, belle et désirable…
   Il lui fera l’amour avec force, trop peut-être et vous verrez la suite.
   
   Mon premier livre de Tatiana de Rosnay, et je dois dire que je suis encore en train de me freiner, car ce livre, s’il démarre doucement, va prendre de la vitesse peu à peu pour atteindre un rythme de croisière totalement fou.
   
   Si l’histoire peut paraître celle d’un bon polar, les tensions, palpables, l’angoisse toujours plus forte, vous tiendra en haleine jusqu’au bout.
   
   Me concernant, seul « hic », la fin… Je l’ai lu l’espace d’une nuit, pris dedans je n’ai pu me résoudre à attendre pour savoir, et les deux dernières pages ne suffisent pas à freiner cette vitesse vertigineuse à laquelle l’auteur nous entraîne, et là… C’est le mur, de plein fouet qu’on se mange sans préavis.
   Mais excellent, je suis prêt à retenter l’expérience.

critique par Patch




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