Lecture / Ecriture
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Correspondance - Virginia Woolf / Vita Sackville-West de Virginia Woolf

Virginia Woolf
  La maison de Carlyle et autres esquisses
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  Une chambre à soi
  La chambre de Jacob
  Orlando
  La Scène Londonienne
  La promenade au phare
  Correspondance - Virginia Woolf / Vita Sackville-West
  Nuit et Jour
  Elles
  Les vagues
  Suis-je snob ?

Virginia Woolf, née Stephen, est une romancière anglaise, née à Londres en 1882 . Elle fut élevée dans une ambiance aisée, cultivée et littéraire. Elle publia de nombreux romans et essais. Son premier roman fut "The Voyage Out" et parut en 1915.

Psychologiquement fragile, elle fit plusieurs dépressions et, parce qu'elle craignait de devenir folle, s'est suicidée à Lewes en 1941.

Geneviève Brisac et Agnès Desarthe ont consacré à Virginia Woolf un excellent ouvrage intitulé "V.W. (Le mélange des genres)"; tandis que Michèle Gazier et Bernard Ciccolini nous livraient une biographie de 90 pages en bande dessinée, et Richard Kennedy, un témoignage vécu.

Christine Orban a consacré un roman aux amours de Virginia Woolf et de Vita Sackville-West : " Virginia et Vita". On peut aussi s'intéresser à l'ouvrage intitulé "Les heures" de Michael Cunningham.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Correspondance - Virginia Woolf / Vita Sackville-West - Virginia Woolf, Vita Sackville-West

Deux femmes d’exception...
Note :

   Vingt ans de correspondance, entamée en 1923, elle ne s’achève qu’avec la mort de V. Woolf.
   Une correspondance qui séduit en raison de la personnalité des deux femmes mais plus encore par le style des lettres, chacun connaît l’art de Virginia Woolf mais le style des lettres de Vita est une surprise, il est magnifique, enlevé, brillant, éclatant. Vita aime la vie, le jeu, les plaisirs et les voyages, ne s’embarrasse pas de fidélité.
   Quand elles font connaissance Virginia a atteint une certaine notoriété, elle a déjà écrit trois romans et déjà fait face à trois crise d’aliénation mentale, Vita est en train de devenir un auteur à succès et a déjà publié roman et surtout de la poésie.
   Ce n’est qu’en 1925 que commence réellement leur liaison, Vita est impressionnée par la publication de Mrs Dalloway et Virginia sort d’une période d’épuisantes migraines.
   
   De badin le ton des lettres prend une tournure amoureuse puis le ton de la passion. Temps béni vite interrompu par le départ de Vita pour Téhéran où elle doit rejoindre son diplomate de mari, du coup la passion fuse dans les lettres, les mots tendres, mais aussi les affres de la jalousie.
   La séparation est plus douloureuse pour Virginia, et les voyages donnent à Vita l’occasion de lettres drôles, alertes, vivantes, elle sait décrire à merveille les lieux traversés, les personnages rencontrés.
   Virginia que l’on attend plus réservée sait se défaire du carcan des mœurs de l’époque et fait preuve d’audace épistolaire surprenante.
   L’une a besoin de protéger, l’autre a besoin de l’être, toujours en proie à l’angoisse et à la peur de la folie.
   Mais “La plus longue et la plus charmante lettre d’amour de la littérature” c’est Virginia qui l’écrira, avec la parution d’Orlando dédié à son amour.
   
   C’est la proximité intellectuelle entre les deux femmes qui va permettre à leur relation de passer de la passion à l’amitié amoureuse puis à l’amitié tout court. Vita se tourne vers d’autres amours et grâce à l’argent que lui rapportent ses livres va se consacrer à entretenir, embellir sa propriété de Sissinghurst qui devient le centre de son univers.
   Les lettres prendront un tour différent, parfois frivoles et ne dédaignant ni les ragots ni les moqueries sur la société qui les entoure.
   Les deux femmes sont passionnées par la vie culturelle et intellectuelle de leur temps. Elles fréquentent tout ce qui compte en littérature à l’époque: Thomas Hardy, Aldoux Huxley, D.H Lawrence. Leurs échanges portent souvent sur l’écriture, elles comparent leurs lectures, s’enthousiasment pour Proust.
   Virginia Woolf écrit à Vita une dernière fois le 22 mars 1941 quelques jours avant son suicide.
   
   Virginia admirait Vita comme femme et Vita admirait l’écrivain, elles nous donnent à voir cet amour et cette admiration dans leur superbe correspondance.

critique par Dominique




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