Lecture / Ecriture
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F comme: Peindre sur le rivage de Anneli Furmark

Anneli Furmark
  F comme: Peindre sur le rivage
  F comme: Hiver rouge
  F comme: Le centre de la terre

F comme: Peindre sur le rivage - Anneli Furmark

Autobiographie dessinée
Note :

   Cet album est l’autobiographie de jeunesse de Anneli Furmark, la dessinatrice finlandaise qui le présente ainsi dans un prologue d’une page, en noir et blanc:
   
   « Relire mes anciens journaux me donne des sueurs froides. Est-ce que j’étais vraiment à côté de mes pompes? Et si centrée sur moi-même? Sur le plan politique, je ne vivrai sans doute jamais plus d’époque aussi turbulente. Et il n’en paraît rien dans ces journaux. Au lieu de ça, 90% est consacré à mes amours compliquées et 9,9% à l’art. Les affaires du monde sont à peine mentionnées.»

   
   En 1990, Hélène a quitté Stockholm pour une petite ville du nord de la Suède. Elle y passe une année dans une école d’art de seconde zone. Elle doute beaucoup d’elle-même, vient de rompre une liaison qu’elle s’efforce d’oublier et se fixe quelques règles:
   1 : Travailler chaque jour. Aller à l’école à vélo chaque matin et en revenir le soir
   2 : Ne frayer avec personne, du travail et pas de fêtes! Rien qui puisse me détourner de l’art. 
   3 : Devenir la meilleure. Au printemps, être acceptée dans une des meilleures écoles d’art et partir d’ici.
   4 : Je ne deviendrai jamais peintre de paysages Je ferai de l’art, de l’art véritable qui a du sens. 

   
   Naturellement, toutes les promesses ne seront pas tenues et son année sera riche de relations et d’apprentissages aussi bien amoureux qu’artistiques. D’abord hésitante quant à son orientation sexuelle au début de son séjour, elle apprend à mieux se connaître et à s’affirmer davantage, elle qui doutait tant d’elle-même. Une année riche en rebondissements par conséquent! 
   
   Au début, autant l’histoire me plaisait autant les dessins me rebutaient puis je m’y suis habituée et j’ai fini par apprécier certaines planches à l’aquarelle concernant les paysages. Les portraits, eux, demeurent très rudes et toujours en noir et blanc sur fond de couleurs vives.
   
   L’ensemble cependant m’a séduite et j’ai terminé avec intérêt et sympathie l’histoire évoquée par cette jeune femme bien décidée à trouver sa voie malgré ses doutes et ses faiblesses. Rien à faire: c’est vraiment ce genre de BD que je préfère. 
   
    166 pages

critique par Mango




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