Lecture / Ecriture
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Cold in Hand de John Harvey

John Harvey
  De Chair et de Sang
  Traquer les ombres
  Cold in Hand

Cold in Hand - John Harvey

Un retour raté
Note :

   Présentation de l'éditeur:
   
   “Le jour de la Saint-Valentin, une confrontation entre gangs rivaux dégénère et une adolescente est tuée. Lynn Kellogg, collègue et maîtresse de Charlie Resnick, est impliquée dans la fusillade. Le père de la jeune fille décédée cherche à lui faire porter le chapeau, l’accusant de s’être servie de la victime comme bouclier humain. Charlie Resnick tente d’aider sa partenaire à se sortir de cette situation, mais le tact n’étant pas l’aspect le plus saillant de son caractère, il réagit mal – même s’il comprend – aux menaces du père de la jeune fille. Parallèlement, l’enquête que menait Kellogg sur une affaire d’homicide (le meurtre d’une jeune femme immigrée travaillant dans le monde interlope de Nottingham) s’enfonce dans une impasse : l’un des deux témoins principaux a disparu, alors que le second craignant pour sa vie, refuse de parler. Les ramifications de cette affaire, beaucoup plus étendues qu’ils ne le croyaient au départ, plongent Kellogg et Resnick dans un maelstrom de dangers et de trahisons sur fond de criminalité galopante, de trafic de drogue et de drames sociaux.”
   
   
   Ces derniers temps, deux auteurs de polar ont publié les dernières aventures de leur héros récurrent et emblématique : Henning Mankell a mis Wallander au rencart et Ian Rankin a rangé son inspecteur Rebus. Au même moment, John Harvey effectue le mouvement inverse et ressort du placard Charles Resnick, l'inspecteur de Nottingham qu'il avait mis en scène dans une dizaine d'enquêtes. On espère, à la lecture de ce “Cold in Hand”, que les collègues suédois et écossais de John Harvey ne le prendront pas pour modèle. C'est un come back raté, pour un personnage qui s'est empâté, empoussiéré et qui se débat ici dans une histoire trop mal fichue pour éveiller l'intérêt. Il faudrait relire la série en entier pour en être sûr mais il me semble que le personnage de Resnick a perdu de sa substance au fil des épisodes et que les meilleurs volumes étaient définitivement les tout premiers, “Cœurs solitaires”, “Les étrangers dans la maison” surtout. On a du mal à comprendre la démarche de l'auteur dans la mesure où la trilogie qu'il avait signée immédiatement après Resnick, le cycle consacré à Franck Elder, était de très bonne tenue. Les adieux à la scène peuvent devenir interminables. On espère que ce ne sera pas le cas pour Resnick et que John Harvey saura s'en tenir là pour passer à autre chose.

critique par P.Didion




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