Lecture / Ecriture
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La Huitième Couleur - Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett

Terry Pratchett
  La Huitième Couleur - Annales du Disque-Monde
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Sir Terence David John "Terry" Pratchett, OBE, est un auteur anglais de fantasy humoristique né en 1948 et surtout connu pour les 40 volumes des Annales du Disque-Monde. Il est décédé en 2015.

La Huitième Couleur - Annales du Disque-Monde - Terry Pratchett

Les Débuts du Disque-Monde
Note :

   Les "Annales du Disque-Monde" comportent une quarantaine de livres. Pour l’instant, une trentaine a été traduite en français. «La huitième couleur» est le premier de ces tomes.
   
   
   Un jour, il y a de cela quelques années, Terry Pratchett s’ennuyait et l’idée lui vint de créer le Disque-Monde, un monde circulaire et plat porté par Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, quatre éléphants gigantesques qui ont élu domicile sur le dos de la Divine A’Tuin, la Tortue interstellaire dont la longueur atteint la bagatelle de quinze mille kilomètres et dont les yeux sont aussi immenses que des océans.
   
   « La Huitième Couleur », premier volume des « Annales du Disque-Monde », venait de naître.
   
   « Mais que peut bien être cette Huitième Couleur ? » me demanderez-vous, tout ébaubis.
   
   « Mais l’octarine, » vous répondrai-je alors, « un nom si totalement inconnu sur la planète Word, où je tape ce message, que le logiciel de traitement de textes le prend pour une faute d’orthographe et le souligne d’un trait rouge, si c'est pas malheureux ! »
   
   L’octarine, ou la couleur de la Magie ...
   
   Le mot est écrit : Magie. Et comme Pratchett est un roi de la Parodie, il va de soi que c'est au moins doué de tous les mages du Disque-Monde qu’il confie l’intrigue de son roman ainsi que le personnage qui va contribuer pour beaucoup à la faire progresser : Deuxfleurs. Celui-ci est un paisible touriste en provenance de Bès Pélargic, cité de l'Empire agatéen. Il débarque à Ankh-Morpork pour découvrir les mille et une merveilles de cette ville où l’on trouve paraît-il le mieux à Ankh et le pire à Morpork. Vous vous en doutez, comme tous les touristes dignes de ce nom, Deuxfleurs est fortement intéressé par le pire ...
   
   Pour être tout-à-fait honnête, le mage en question, Rincevent, qui deviendra un personnage récurrent de la saga du Disque-Monde, a été mis à la porte de l’Université de l’Invisible parce que, jeune étudiant un peu trop curieux, il avait eu l’idée pour le moins farfelue d’aller fourrer son nez dans le Grand In-Octavo, livre quasi sacré et des plus redoutés parce que le Créateur du Disque l’a oublié sur son œuvre, avec les Huit Sortilèges à l’intérieur.
   
   Enfin, depuis le passage en coup de vent de Rincevent, le Grand In-Octavo ne recèle plus que sept sortilèges. Le Huitième, sans doute désireux de voir du paysage, a brutalement investi la cervelle du jeune Rincevent et, depuis lors (et à la stupeur générale car il est difficile de comprendre pareille attitude chez un Sortilège aussi évolué ...) il ne veut plus en bouger. Le pire est que l’arrivée pour le moins musclée du Huitième Sortilège a fait se sauver tous les autres sorts, invocations, sortilèges, etc … que l’étudiant en magie avait pu se fourrer dans la cervelle.
   
   C’est pour cette raison que, bien qu’étant devenu le seul homme sur le Disque-Monde capable de prononcer le Terrible et Epouvantable Huitième Sortilège, Rincevent n’en est pas moins en parallèle un mage totalement inopérant et qui ferait se gausser n'importe quel jeunot de 1ère année.
   
   Un don cependant lui est resté, sans doute parce qu’il n’a rien à voir avec la Magie telle qu’elle se définit habituellement : celui des langues. Et c’est cette connaissance quasi prodigieuse des langues et dialectes du Disque-Monde qui lui permet de se lier avec cet innocent de Deuxfleurs qui, sous prétexte de voir de plus près héros, barbares, mages, dragons, monstres mais aussi, à l’échelle au-dessous, brigands et pillards, n’hésite pas à promener sa naïveté et son or au sein des pires quartiers de Morpork…
   
   Mais je vous en parlerai avec le tome 2.

critique par Masques de Venise




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