Lecture / Ecriture
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Le dilemme du prisonnier de Richard Powers

Richard Powers
  Le temps où nous chantions
  La chambre aux échos
  L'ombre en fuite
  Générosité
  Gains
  Le dilemme du prisonnier
  Orfeo

"Richard Powers est un écrivain américain né le 18 juin 1957 à Evanston dans l'Illinois aux États-Unis.

Après quelques années d'études de physique, il commence des études de littérature à l'Université de l'Illinois où il obtient son Master of Art en 1979. Il devient un auteur reconnu et à succès aux États-Unis au début des années 1990, avec des romans explorant la relation entre sciences (physique, génétique), technologie, et art (musique). "La Chambre aux échos" reçoit en 2006 le National Book Award." (Wikipedia)



* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Le dilemme du prisonnier - Richard Powers

Les racines de l'œuvre
Note :

   Rentrée littéraire 2013
   
   
    Septième paru en France, mais deuxième roman de Richard Powers, "Le dilemme du prisonnier" fait référence à un "jeu" où deux prisonniers séparés se voient offrir une alternative d'aveu/dénonciation du complice menant à des peines différentes .
   
    C'est en général au petit déjeuner qu'Eddie Hobson propose à sa famille "une amusette en guise de digestif" dont ce dilemme est un exemple significatif qui courra le long du roman, avec ses applications en politique par exemple. Le père souffre d'une étrange maladie l'obligeant à quitter son poste de professeur et déménager chaque fois plus à l'ouest. Ces sortes de crises augmentent et sa femme obtient enfin qu'il subisse des examens à l'hôpital de Chicago. Par ailleurs Eddie semble passer du temps dans un monde inventé.
   
    A côté de l'histoire de cette drôle de famille apparaissent des aperçus de l'histoire personnelle du père, de l'exposition universelle de New York en 1939 au Nouveau Mexique en 1945, en passant par une rencontre avec Disney (et Mickey).
   
    Bon, le moment de l'aveu : je n'ai pas tout compris! Comme d'habitude avec Powers, mes neurones ont été bien chamboulés, ce qui n'est pas désagréable, mais je n'ai pas saisi tout le pourquoi du comment, oscillant entre de chouettes passages (j'ai adoré Eddie junior et la conversation avec sa petite amie, par exemple) et d'autres semblant plus artificiels.
   
    Dans ce roman paru en 1988 (mais qui n'a absolument pas vieilli, à mon avis), j'ai trouvé des passages fabuleux où chante la famille, préfigurant sans doute "Le temps où nous chantions". Très intéressant aussi, Richard Powers a pas mal développé l'envoi en camp des américains d'origine japonaise dans les années 40, thème bien connu maintenant des lecteurs français grâce à "Certaines n’avaient jamais vu la mer" de Julie Otsuka.
   
   Une lecture en demi-teinte, donc. Powers est grand, mais dans ce roman, fort déconcertant.

critique par Keisha




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