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Nouveaux Contes : Le Sapin - La Reine des Neiges de Hans Christian Andersen

Hans Christian Andersen
  L'elfe de la rose et autres contes du jardin
  Nouveaux Contes : Le Sapin - La Reine des Neiges
  Les contes
  Peer-La-Chance

Hans Christian Andersen est un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, né en 1805 et mort en 1875.

Nouveaux Contes : Le Sapin - La Reine des Neiges - Hans Christian Andersen

Pleiade, Premier Volume, Deuxième Recueil
Note :

   Cela faisait quelque temps que je n'avais pas relu de contes mais c'est la période rêvée pour ça. En ce mois de décembre, j'ai jeté mon dévolu sur les Nouveaux Contes, Premier Volume, Deuxième Recueil de Hans Christian Andersen, tout à fait de circonstance.
   
   Ce recueil contient deux nouvelles :
   
   "Le Sapin" : Ce petit conte philosophique met en scène un petit sapin, éternel insatisfait. On le voit d'abord grandir dans la forêt, se désoler d'être si petit et de ne pas y voir loin comme les plus grands arbres, ni de pouvoir être abattu comme eux pour devenir un mât sur un bateau et voguer sur les flots. Puis il se désole de voir des arbres plus petits que lui être coupés en plein hiver : où les emmène-t-on? Il aimerait bien le savoir, mais il reste toujours dans sa forêt. Enfin une année on décrète qu'il est splendide : à son tour d'être abattu et traîné dans une grande maison où on le pare de mille splendeurs. Bougies, jouets, friandises. Le voilà devenu sapin de Noël le temps d'une journée de fête... où il est immédiatement dépouillé par les enfants pour qui il a été installé le temps d'une représentation éphémère. Qu'à cela ne tienne, il espère un jour plus beau encore, de nouveaux atours, une nouvelle parade... mais il n'est plus que ce vieux sapin dont plus personne ne veut maintenant qu'il a rempli son office. On le laisse dans un coin du grenier, où il rencontre quelques souris et jouit de leur compagnie tout en espérant sa grande sortie. Partent les souris, il les regrette. On le sort enfin, racorni, tout desséché, pour en faire du petit bois.
   
   Un conte un peu triste et nostalgique mais émouvant ; il fait bon se poser tout près du petit sapin et suivre avec lui ses aventures, ses espoirs et déceptions.
   
   "La Reine des Neiges" : Je pense l'avoir lu il y a longtemps dans un recueil de contes pour enfants, mais simplement parce que je me souviens d'illustrations qui pourraient s'y rapporter. Récemment j'ai vu la bande-annonce du nouveau dessin animé de Disney et j'ai l'impression que le film et le conte n'ont pas grand-chose en commun.
   
   L'histoire débute avec un miroir qui a pour but de tout déformer : tout ce qui est beau y est grimé et paraît imparfait ; tout ce qui est hideux est au contraire mis en valeur. Un jour, le miroir est porté très haut dans le ciel, au plus près des anges et de Dieu, mais il finit par retomber et se brise en mille morceaux, qui tous conservent les propriétés initiales du miroir. Ils s'éparpillent et font le malheur de ceux qu'ils touchent, comme l'adorable petit Kay qui reçoit un éclat dans le cœur et une poussière dans l’œil. Dès lors il change de comportement vis-à-vis de Gerda, son amie de toujours. Il finit par disparaître, emporté par la reine des neiges et aveuglé par le miroir au point de ne pas réaliser son malheur. La petite Gerda est la seule convaincue du fait qu'il n'est pas mort et part à sa recherche.
   
   J'ai été assez étonnée par cette nouvelle car je m'attendais à quelque chose de très différent, beaucoup plus centré autour du personnage de la reine des neiges et de son palais. En réalité, même si l'hiver, les flocons et la reine jouent un rôle important dans l'histoire, c'est avant tout le récit d'une amitié entre deux enfants innocents, une amitié mise à l'épreuve et triomphante après moult péripéties au cours desquelles les enfants auront grandi sans s'en rendre compte.
   
   "Quelques flocons de neige tombaient dehors et, l'un d'eux, le plus gros, demeura sur le rebord de l'une des caisses de fleurs. Ce flocon de neige se mit à grossir de plus en plus, finalement ce fut une femme vêtue de voiles blancs les plus délicats, comme faits de millions de duvets étoilés. Elle était si belle, si délicate, mais de glace, de glace éblouissante, scintillante, pourtant elle était vivante. Ses yeux brillaient comme deux claires étoiles, mais ils étaient sans calme, sans repos." (p 266)
   

   p 254 à 294 in La Pléiade, Oeuvres, Tome 1

critique par Lou




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